..."/>

Rentrée scolaire 2017-2018 : Enseignants et élèves n’ont pas respecté le rendez-vous

Un parent viens de récupérer ses enfants à l’école le 5/9/2011 à Kinshasa, lors de la rentrée scolaire 2011-2012. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

La rentrée de classes qui était prévue hier lundi à Kinshasa s’est avérée très timide. Outre les professeurs, très peu d’élèves se sont présentés à l’école, hier lundi 4 septembre, pour la première journée des classes en RDC. Le manque de moyens financiers des parents et la demande d’actualisation des salaires des enseignants seraient à la base de cette rentrée scolaire ratée.

Pour le secrétaire général du Syndicat national des enseignants des écoles conventionnées catholiques (SYNECAT), Jean-Bosco Puna, les enseignants attendent de palper du doigt la bonne foi du gouvernement en ce qui concerne la réévaluation de leur salaire.  » Il n’y a pas de rentrée et c’est claire On n’a pas actualisé nos salaires.

Qu’on réajuste le taux et qu’on paie les nouvelles unités qui travaillent bénévolement « , a-t-il déclaré, déplorant la mauvaise foi du gouvernement à respecter ses engagements.  » Le gouvernement congolais a toujours eu du mal à respecter ses engagements. Participer à des pourparlers avec le gouvernement ne sera pas du tout une panacée aux revendications des enseignants « , a-t-il soutenue.

Pour rappel, le gouvernement congolais, via le secrétariat général à l’EPSP, a signé, le samedi 2 septembre, un protocole d’accord avec l’intersyndicale des enseignants. Dans ce protocole d’accord, les deux parties ont convenu un réajustement du salaire des enseignants avec une augmentation en deux temps de 30 000 Francs congolais (20 USD), partant du mois d’août jusqu’à décembre 2017. A cela s’ajoute l’engagement du gouvernement à verser à la mutuelle de santé une enveloppe supplémentaire de 200 millions de Fc (129 032 USD) », à partir de la paie complémentaire d’août 2017.

Il sied de noter que ces mécontentements des enseignants n’ont pas commencé aujourd’hui. Les menaces pesant sur l’année 2017-2018 se sont fait sentir juste après la clôture de l’année scolaire 2016-2017. Pour calmer le jeu, le gouvernement avait fait certaines promesses, dont la concrétisation se fait toujours attendre. Les enseignants, qui jusque-là attendaient la bonne foi du gouvernement, se disent désabusés. Ils pensent boycotter  cette rentrée scolaire jusqu’à ce que le gouvernement va respecter ses engagements en répondant favorablement à leurs revendications.

La réalité des parents

De peur de jeter leur argent par la fenêtre, en cas d’année blanche, certains parents hésitent de payer les frais destinés à la confirmation de l’inscription de leurs enfants dans leurs écoles respectives. Ce qui explique, d’une part, la présence très minime des élèves dans différentes écoles. D’autre part, faute moyens financiers, certains parents se disent  incapables d’envoyer leurs enfants à l’école.

Par Carroll Madiya

*

*

Monter

Login

Lost your password?