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Répression brutale des marches du 31 décembre 2017 et du 21 janvier 2018 : La CNDH accentue la pression sur le Parlement congolais

Une vue des députés nationaux et sénateurs congolais au palais du peuple (siège du parlement), ce 8/12/2010 à Kinshasa.

La commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a demandé  au président Joseph Kabila de rappeler au Parlement d’examiner en toute urgence la proposition de loi fixant les mesures d’application de la liberté de manifestation à la session du mois de mars 2018.

Elle a fait cette recommandation le vendredi 9 février dans son rapport de monitoring sur les marches  pacifiques des 31 décembre 2017 et 21 janvier 2018.  C’était par l’entremise de son président national, Me Mwamba Mushikonke,  au siège de cette institution citoyenne, dans la commune de la Gombe à Kinshasa.

Le juriste a par ailleurs invité le gouvernement à tout mettre en œuvre pour sécuriser davantage toutes les personnes résidant en RD Congo et assurer la protection de leurs biens. Ainsi, Kinshasa doit enjoindre le Procureur Général de la République et l’Auditeur Général des FARDC d’ouvrir des enquêtes afin de poursuivre les auteurs présumés selon le cas.

Former les forces de sécurité aux droits de l’homme et au droit international humanitaire

Pour éviter ce genre de choses, la CNDH plaide pour une formation adéquate des forces de sécurité aux droits de l’homme et au droit international humanitaire. Le gouvernement est prié de revoir et de renforcer le dispositif policier d’encadrement des manifestations publiques et d’interdire l’usage de moyens disproportionnés par les forces de l’ordre lors des manifestations publiques. Ceci se fera par l’augmentation des effectifs des éléments de la Police Nationale Congolaise dans la ville de Kinshasa.

Par ailleurs, la CNDH  a recommandé au gouvernement provincial de Kinshasa de tenir, à l’occasion de toute manifestation publique, une réunion de concertation afin de rappeler les obligations des uns et des autres en vue de veiller au maintien de l’ordre public et à la tranquillité sociale dans la ville de Kinshasa. Aux Cours et Tribunaux, de procéder à la condamnation des auteurs de la répression et aux réparations en faveur des victimes de cette barbarie des 31 décembre 2017 et 21 janvier 2018.

Me Mwamba Mushikonke a exhorté les organisateurs des manifestations au respect des lois en toute circonstance, des droits de l’homme, des biens publics et privés ainsi qu’à la non-violence et à l’éducation civique de la population notamment sur la promotion  des valeurs Républicaines.

Les organisateurs des marches pacifiques sont appelés à éviter des discours et slogans d’incitation à la haine et à la violence, de respecter la loi et les règlements en vigueur dans le pays en matière d’exercice de la liberté de la manifestation publique ; de préciser, dans leurs lettre d’information, les itinéraires des marches à l’autorité publique compétente.

Dans le rapport sur la marche du 21 janvier 2018, la CNDH a noté les cas d’atteintes et de violation des droits de l’homme et a relevé que quatre personnes sont décédées. Il s’agit  Ngandu Ngandu Hussein, Kapangala Thérese alias Dechade, Muindilayi Pungu Benjamin et Nfwamba Mukala Matthieu. Sans oublier plusieurs personnes blessées  ainsi que des cas d’extorsion des biens ; des cas de destruction des biens privés ; des cas de traitements inhumains, cruels ou dégradants.

IT/ La vie humaine sacrée

La CNDH condamne toutes ces violation et atteintes aux droits de l’homme constatées lors de ses enquêtes.  « La vie humaine étant sacrée, l’intégrité physique et la dignité humaine étant garanties et protégées par la Constitution et les lois de la République ainsi que par les instruments juridiques internationaux dument ratifiés par la République Démocratique du Congo, la CNDH en appelle au respect par tous », a martelé l’intervenant.

La CNDH réitère ses recommandations formulées dans le rapport sur la situation des droits de l’homme consécutive à la  marche du 31 décembre 2017, parce qu’elles concernent aussi la situation des droits de l’homme consécutive à la marche du 21 janvier 2018, telles que prévues aussi dans son rapport rendu public le vendredi.

Par GKM et Julie Muadi

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