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Reprise du travail à la CVM après quatre jours de grève

Après  avoir observé un arrêt de travail du 11 au 14 juin 2019, les agents de la Congolaise des Voies Maritimes (CVM) ont enfin repris le service le samedi 15 juin dernier et ils ont été tous à leurs postes de travail ce jour-là au siège d’exploitation de cette compagnie basé dans la ville portuaire de Boma,  à 120 Km à l’Ouest de Matadi, chef-lieu de la province du Kongo Central.

Pour la délégation syndicale de l’entreprise, cette reprise de travail est le fruit de la volonté politique manifestée par le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo qui, aussitôt informé de la situation qui prévaut au sein de cette entreprise, a pris la ferme décision de doter cette dernière, dans un temps record, d’une nouvelle drague.

Ce qui permettra à la CVM de sortir du gouffre dans lequel elle se trouve présentement plongé. Content de la  promesse du Président de la République qui a toujours mis le peuple en avant plan de toutes ses préoccupations, Léon Muanda, Président de la délégation syndicale de cette firme, qui s’est battu bec et ongle jusqu’à obtenir gain de cause, a appelé les agents et cadres à reprendre le travail sans condition  ni atermoiement.

Selon lui,  l’acquisition de la nouvelle drague maintes fois réclamé permettra à la CVM de bien entretenir le bief maritime et, éventuellement, d’avoir la possibilité de payer les salaires des agents qui, à ce jour, totalisent 20 mois d’arriérés.  C’est donc dire que l’acquisition de cette nouvelle drague jugée prioritaire par tous les agents vient mettre un terme au contrat qualifié de léonin qui liait la CVM à la firme  Breaching International.

De l’avis du personnel de la CVM, après avoir ainsi franchi cette étape, il leur reste à déclencher  une autre bataille. Celle visant à faire partir leur Directeur Général, Mme Christine Tusse, que les travailleurs accusent de manquer d’esprit managérial. Notamment dans la recherche des solutions aux multiples problèmes qui freinent le bon fonctionnement de l’entreprise. Parmi ces problèmes figure celui de la panne qui immobilise depuis plusieurs années la plus importante drague de la CVM dénommée  » TSHUAPA « .

Ce n’est pas tout. Les agents accusent également le Directeur général de commettre un péché de lèse majesté contre les intérêts de l’entreprise en déboursant, contre la volonté du personnel,  une bagatelle de 235.000 $ Us rien que pour faciliter la sortie de 14 agents fictifs, au lieu   de favoriser l’entreprise avec l’achat de pièces de rechange, notamment un nouveau vilebrequin, pour remettre en fonction la drague restée longtemps immobilisée. Surtout que cette pièce ne coute que 160.000 £ (Euro).

Il convient de signaler que la délégation syndicale de l’entreprise se trouve présentement à Kinshasa où elle est allée non seulement pour répondre à l’invitation du cabinet de la Présidence de la République; mais aussi pour poursuivre les négociations dans l’intérêt de la Congolaise des Voies Maritimes.

Par Dieudonné Muaka Dimbi

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