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Réserves internationales de la RDC: la BCC rejoint la position de la Banque mondiale

Banque Centrale

Seuls trois et demi, parait insuffisant pour permettre au pays de tenir pendant longtemps faire au choc qui pourrait survenir. Ce qui justifie les inquiétudes de l’autorité monétaire du pays
de cette baisse du niveau de réserves internationales!

Lors de la publication d’un de ses derniers rapports, la Banque mondiale, à travers sa représentation en RD Congo, a relevé ses préoccupations du niveau insuffisant des réserves internationales du pays estimées à 1 mois et demi, alors qu’il faut pour au moins 4 mois de ces réserves pour un pays. Ces inquiétudes ont été relevées par la Banque centrale du Congo qui a parlé aussi de la baisse du niveau de réserves internationale du pays.

Les réserves internationales de la Banque centrale du Congo (BCC) sont en baisse. Estimé à 1.147,4 millions de dollars américains le mois précédent, le matelas de devises de l’Institut d’émission a fléchi à 1 milliard de dollars américains à fin septembre. Ce qui suscite une certaine inquiétude du Comité de politique monétaire (CPM).

C’est ce qu’a indiqué le gouverneur de la BCC et président du CPM, Deogratias Mutombo Mwana Nyembo, au cours d’un point de presse tenu le 30 octobre à Kinshasa, à l’issue de la neuvième réunion ordinaire du CPM tenue dans la salle de réunions de l’Institut d’émission.
Selon un communiqué publié à l’issue de cette réunion, une forte consommation de devises au second semestre 2018 est à la base de cette baisse du niveau de devises de la Banque centrale du Congo. Au total, 183,5 millions ont été consommés.

Le document fait état d’une « accentuation du déficit public depuis le début du second semestre 2018.  Cette situation est expliquée par la forte hausse de dépenses, notamment celles liées au processus électoral, dans un contexte de faible mobilisation de recettes ».

« L’exécution des opérations financières de l’Etat s’est clôturée par un important déficit de 256,5 milliards de CDF au mois d’octobre 2018 contre celui de 44,5 milliards enregistré le mois précédent. Toutefois, le solde cumulé à fin octobre 2018 affiche un excédent de 79,7 milliards de CDF »   , indique le communiqué de la Banque centrale du Congo.

Quant à l’assouplissement du cadre macroéconomique, le Gouverneur de la BCC a indiqué qu’il n y a pas nécessité d’assouplir l’économie à cet instant. A la place, a-t-il ajouté, le CPM a décidé le statu quo du dispositif monétaire.
« On assouplit l’économie lorsque les conditions s’y prêtent. Nous n’avons pas hésité à le faire lorsque des inflations observées nous ont conduit à baisser le taux directeur de 20 % à 14 %. En d’autres termes, nous ne le faisons que lorsque les conditions sont réunies.

Le cadre macroéconomique est stable certes, affichant un taux d’inflation en glissement annuel, à la troisième semaine du mois d’octobre 2018, de 14,532 % et en annualisé, il se fixerait à 7,555 % contre un objectif à moyen terme de 7,0 %…. Nous devons également prendre en compte le niveau du risque baissier au niveau mondial », a expliqué le président du CPM.

Concernant le marché de biens et services, l’Institut d’émission indique qu’il reste caractérisé globalement par la poursuite du ralentissement du rythme de formation des prix observé depuis le début de l’année. Toutefois, note le communiqué de la BCC, au cours de la période sous examen, il s’est observé une légère accélération des prix, situant le taux d’inflation à 0,417 % et 0,207 %, respectivement en octobre et septembre 2018 contre 0,173 % réalisé au mois d’Août dernier.

Au sujet des réunions du Fonds monétaire international (FMI) organisées à Bali (Indonésie), le gouverneur de la BCC a indiqué que celles-ci ont constitué un moment de rencontres bilatérales.  Deogratias Mutombo s’est réjoui du fait que la République démocratique du Congo a été félicité pour la stabilisation de sa croissance. Cela, suite entre autres à la stabilisation de la monnaie nationale qui n’a perdu que 2,2 % de sa valeur.

Le dollar américain équivalent à 162 francs congolais alors que les prévisions du FMI plaçaient le franc congolais déjà au-delà de 2.000 francs pour un dollar américain. Au cours de ces réunions, a noté Deogratias Mutombo, la RDC a représenté le groupe des pays à faible revenu.

Par Lucien Kazadi T.

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