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Retombées de la visite de l’Envoyé de Guterres : Le partenariat Kinshasa-MONUSCO renforcé

Jean-Pierre de Lacroix en rdc

Le chef des Opérations de paix de l’ONU, Jean-Pierre de Lacroix, réaffirme la solidarité de son institution à la population congolaise et au personnel onusien après les violences qui ont secoué Beni  
 Par GKM

 

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies en charge des Opérations de maintien de la paix, le Français Jean-Pierre de Lacroix, s’est entretenu, le lundi 2 décembre 2019, avec la presse à Kinshasa pour faire le point sur sa visite de trois jours en RDC, qui lui a permis de s’enquérir de la situation après les violences à Beni, au Nord- Kivu, où certaines installations de la MONUSCO ont été attaquées par des groupes des ressortissants de cette partie du pays.

Arrivé au Nord Kivu, le samedi dernier, pour faire le point sur la situation relative aux incidents survenus ces derniers jours notamment à Beni, le numéro deux des Nations Unies en charge des Opérations de maintien de la paix a estimé qu’il est nécessaire de renforcer le partenariat entre sa structure et les autorités congolaises, ainsi qu’avec les FARDC et la PNC.

A Beni, Jean-Pierre Lacroix a constaté, sur place, les dégâts cinq jours après l’attaque de la base de la MONUSCO. Il a vu comment certains matériels de la Monusco ont été saccagés et incendiés. La base de la MONUSCO, située dans le quartier Boikene, dans la ville de Beni, porte encore les traces de cette attaque et incendie du lundi 25 novembre.

Devant la presse à Kinshasa, le chef des opérations de paix de l’ONU a réaffirmé la solidarité des Nations Unies à la population congolaise et le personnel onusien après les violences qui ont secoué cette partie du pays. Il a fait savoir que le partenariat entre la MONUSCO et Kinshasa est renforcé pour faire face à la situation qui prévaut actuellement à Beni.

Pour lui, chacun devrait regarder ce qu’il peut faire le mieux pour améliorer la qualité de réponse à apporter sur le plan militaire et sanitaire.
Jean-Pierre de Lacroix a été envoyé à Beni par le Secrétaire général de l’ONU.  Sur place, il a fermement condamné l’attaque et l’incendie de la base de la MONUSCO à Boikene. « Il ne faut pas se tromper d’ennemis », a t-il déclaré devant la presse. « Les ennemis sont ceux qui tuent et empêchent les équipes de riposte contre Ebola « , a-t-il précisé.
Les attaques contre les centres de traitement d’Ebola sont intolérables et ont un effet direct qui consiste à stopper la réponse contre l’épidémie mortelle.

Tout en reconnaissant qu’il y des efforts à fournir du coté de la MONUSCO, Jean-Pierre de Lacroix a fait remarquer qu’il faut travailler aux côtés de la population pour la donner confiance. « Mais avant tout, il faut identifier la réponde adéquate », tempère -t-il.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, quatre membres du personnel de la riposte contre le virus d’Ebola ont été tués par des groupes armés dans l’Est de la RDC. La population de Beni accuse, à cet effet, les forces régulières congolaises et la MONUSCO d’inaction.
Ainsi, plusieurs personnes s’en sont prises à l’une des bases de la mission onusienne de Beni, qui a été pillée et incendiée.

Au moins 100 personnes tuées dans un mois

Selon des informations rapportées au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), au moins 100 personnes auraient été tuées lors d’attaques violentes à Beni, dans la province du Nord-Kivu, depuis le 2 novembre. Le HCR reste toutefois prudent sur ces informations qui restent difficiles à vérifier, d’autant que les déplacements du personnel humanitaire est limité en raison de l’insécurité et de la violence autour de la ville et du territoire de Beni.
 » Des informations alarmantes provenant de la région donnent à penser que des personnes sont prises au piège « , a déclaré le porte-parole du HCR, Charlie Yaxley, lors d’un point de presse vendredi à Genève.

L’agence onusienne précise que les populations sont menacées par des groupes armés et « des pertes en vies humaines sont quotidiennement signalées », tout en ajoutant que « les enlèvements et les attaques contre des écoles, des centres de santé et des communautés autochtones sont également à la hausse ».

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