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Revendication des opérateurs pétroliers : Les transporteurs dans l’attente de se positionner

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Entre-temps, les discussions se poursuivent entre le gouvernement et les sociétés pétrolières sur l’éventuelle possibilité de maintenir les prix de carburant à la pompe pour éviter l’augmentation  de tous les produits sur le marché

L’augmentation d’un produit aussi stratégique comme le carburant va entrainer sûrement de nombreuses conséquences néfastes sur les marchés des biens et des services à Kinshasa et à l’intérieur du pays. Une situation créée suite à la dépréciation répétée du franc congolais face aux devises étrangères, comme le dollar américain, devenu l’unité de mesure de l’économie congolaise.

Conscient de cette situation, au niveau du gouvernement, plus particulièrement du côté du ministère de l’Economie nationale, les discussions avec les opérateurs pétroliers se poursuivent pour arriver à un meilleur compromis, afin d’éviter les graves conséquences sur le marché à travers le pays. Surtout qu’en RD Congo, le social a toujours posé problème. Point n’est besoin de le rappeler que les Congolais vivent dans une grave situation de précarité depuis plusieurs décennies.

Ainsi, le gouvernement et les sociétés pétrolières ont tout intérêt à bien gérer la revendication des opérateurs pétroliers d’augmenter les prix du carburant à la pompe. Surtout que les transporteurs (chauffeurs de transport en commun et plusieurs autres usagers de la route) attendent entrer dans la danse une fois les prix de carburant sont revus à la hausse au niveau de la pompe.

«Beaucoup de chauffeurs de taxi soutiennent que, plus d’une fois les prix de carburant ont augmenté, mais les prix de transport n’ont pas bougé. Cette fois-ci, nous n’allons pas attendre, nous allons aussi augmenter les prix de transport si ceux de carburant sont revus à la hausse au niveau de la pompe».

Une chose est vraie, c’est que ce n’est pas de manière unilatérale que les chauffeurs de transport en commun peuvent se permettre d’augmenter les prix de transport. C’est une décision qui se prend toujours d’un commun accord entre le ministre des Transports, l’Hôtel de ville de Kinshasa (pour la capitale) et les transporteurs (à travers leurs structures). Les prix de transport vont sûrement augmenter une fois que celui du carburant sera aussi revu à la hausse.

Le calvaire des consommateurs risque de durer

Entre-temps, l’approvisionnement en produits pétroliers dans les stations services est livré au compte-goutte. Les opérateurs de ce secteur maintiennent leur décision de vendre de manière séquentielle le carburant à la pompe. Ce qui fait que les propriétaires de véhicules, les transporteurs et surtout de nombreux Kinois vivent le calvaire dans la capitale.

Au niveau de la pompe, les clients ne sont approvisionnés qu’après 6 heures du matin dans les stations services. Après 16 heures locales, la plupart des stations services sont fermées. Ainsi, cette situation risque d’entrainer des spéculations. Ce qui va être une aubaine pour les «Kadhafi», (vendeurs ambulant de carburant à Kinshasa).

Subvention du déficit pour maintenir le prix à la pompe

Ainsi, la situation doit vite trouver de solution pour éviter tout désagrément. Le pouvoir d’achat des populations est déjà très faible. Revoir chaque fois les prix à la hausse l’affaiblirait davantage le social des Congolais. Au niveau du gouvernement, l’on annonce une légère hausse de prix dans les tout prochains jours.

Une manière de céder à la pression faite par les pétroliers pour obtenir le réajustement de prix de produits pétroliers. Selon les sources, le gouvernement entend supporter le montant de surplus envisagé par les pétroliers compte tenu du climat socio-économique actuel.

Par Lucien Kazadi T.

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