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Pour sauver certains quartiers :L’hôtel de ville appelé à s’attaquer aux constructions anarchiques

hotel de ville

Depuis le début de cette saison de pluie, la population de la ville de Kinshasa, capitale de la république Démocratique du Congo, assiste à des scènes surprenantes. Quand il pleut, c’est presque toute la mégapole  qui se trouve submergée par les eaux de pluie. Même le prestigieux boulevard du 30 juin n’est pas épargné par cette situation. Dans certains endroits de la capitale, piétons et  véhicules ne peuvent plus circuler,  parce que la hauteur des eaux est semblable à une rivière. Des images qui ont circulé, récemment sur la toile, montrent comment un véhicule est poussé par certains jeunes en faisant marche arrière.

Le moins que l’on puisse dire est que les constructions anarchiques seraient à la base de ces inondations. Raison pour laquelle, le gouvernorat de la ville de Kinshasa doit prendre des mesures sévères envers ceux qui construisent anarchiquement, au mépris des normes urbanistiques . Ainsi, des avenues sont bloquées, des caniveaux sont bouchés, des maisons sont érigées dans des sites non appropriés, etc.

Par exemple au quartier Ndanu, dans la commune de Limete, les constructions anarchiques sont à la base des inondations enregistrées à chaque saison des pluies. A l’allure où vont les choses, cette partie de la capitale, ceinturée par la rivière N’djili, sera constamment sous les eaux, aussi longtemps que les autorités de la ville ne vont pas appliquer la rigueur de la loi. La léthargie de l’Etat congolais dans le secteur de l’urbanisme porte déjà ses fruits, avec toutes ces inondations.

Face à cette réalité, l’hôtel de ville de Kinshasa est appelé à apporter une réponse adéquate, étant donné que le mal est profond.
Si rien n’est fait à la hauteur des dégâts, certains quartiers de la capitale seront condamnés à disparaître sous les flots dans les années prochaines. Il est donc temps pour l’autorité urbaine de pouvoir agir dans le but de prévenir d’autres dégâts matériels, surtout la chaussée, à force d’être submergée par les eaux, ne saura pas tenir pendant une longue durée.

En outre, les différents cours d’eau transformés en décharges publiques débordent de leur lit, avec tout ce qui en découle  comme conséquence. Entre-temps, ceux qui commettent ce genre d’acte ne subissent aucune sanction de la part de l’Etat, ignorant aussi que leur comportement a des répercussions dangereuses sur l’ensemble de la communauté.

Il revient donc aux autorités compétentes de faire de la lutte contre les constructions anarchiques leur cheval de bataille, afin de donner à la ville-province de Kinshasa un nouveau visage, digne de la capitale d’un grand pays.

Par TSM

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