..."/>

Selon HRW : Sept partisans de l’Opposition tués pendant la campagne électorale en RDC

HRW Human Rights Watch

L’organisation américaine se dit consternée  par cette situation de violences où plus de 50 personnes ont été blessées sans oublier plusieurs arrestations arbitraires

Human Rigthts Watch (HRW) accuse dans un communiqué le gouvernement congolais,  à travers les forces de sécurité, d’avoir tué au moins 7 partisans de l’opposition, blessé plus de 50 personnes, et arrêté arbitrairement un grand nombre d’autres, du 9 au 13 décembre 2018.

Pour faire face à cette situation,  l’Ongdh  invite  la mission des Nations Unies en RD Congo(MONUSCO) à déployer des soldats de maintien de la paix dans les points chauds prévisibles dans les villes où il y a des risques de violence pendant les événements de la campagne et le jour du scrutin.

Les partenaires de la RDC sont invités  à accroître la pression sur le gouvernement congolais, qui porte la principale responsabilité de protéger les citoyens, pour qu’il cesse de réprimer l’Opposition politique et permette à tous les candidats de faire campagne en paix.

« Les forces de sécurité congolaises enflamment une situation déjà tendue en utilisant une force excessive contre les rassemblements de campagne de l’Opposition », a déclaré Ida Sawyer, directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch. « Moins d’une semaine avant la date des élections, les autorités doivent empêcher une situation extrêmement volatile de devenir incontrôlable », prévient-t-elle.

Entraves à la campagne électorale de Fayulu

Le 11 décembre 2018, les forces de sécurité se sont déployées dans Lubumbashi, la deuxième ville du pays, pour bloquer les mouvements de Fayulu et de ses partisans, faisant au moins cinq morts et plusieurs dizaines de blessés, et arrêtant de nombreuses autres personnes. Les autorités ont par la suite refusé aux membres des familles et aux observateurs indépendants l’accès à la morgue, note HRW.

HRW accuse Pande Kapopo, gouverneur de la province du Haut Katanga qui, dans un enregistrement audio juste avant l’arrivée de Fayulu à Lubumbashi, incitait ses partisans à commettre des actes de violence contre les partisans de la plate-forme Lamuka.

Le 12 décembre 2018, les forces de sécurité ont utilisé des balles réelles et des gaz lacrymogènes pour disperser les partisans de Fayulu dans la ville de Kalemie, dans le sud-est du pays, tuant une lycéenne de 18 ans, Jeannette Maua.
Le 13 décembre, dans la ville de Mbuji-Mayi, au Kasaï Oriental, la police a érigé des barricades et abattu un garçon de 17 ans à la suite de l’arrivée d’un autre candidat de l’Opposition à la présidence, Félix Tshisekedi, du parti de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Le 14 décembre, le maire de Kananga a interdit toute manifestation dans la ville, capitale de la province du Kasaï-Central. Les forces de sécurité ont érigé des barrages routiers lorsque Tshisekedi est arrivé dans la ville.
Le maire de Boma, dans la province dU Kongo Central, a interdit un rassemblement de l’Opposition le 1er décembre et les forces de sécurité ont barricadé la route.

Par GKM

*

*

Monter

Login

Lost your password?