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Selon Human Rights Watch : La chute d’Omar el-Béchir va mettre fin à l’autoritarisme au Soudan

La chute d'Omar el-Béchir

Le nouveau Gouvernement soudanais appelé à respecter les droits humains et à faire appliquer la justice

La destitution du président Omar el-Béchir, qui a été au pouvoir pendant 30 ans, constitue pour le Soudan une occasion unique de placer le respect des droits humains et de l’État au centre de son processus de transition, a déclaré Human Rights Watch dans un communiqué rendu public le 12 avril dernier.

Ainsi, l’organisation américaine de défense et de promotion des droits de l’homme exhorte les nouvelles autorités soudanaises à tenir compte des manifestants pacifiques qui, pendant des mois, ont réclamé « liberté, paix et justice » pour entreprendre immédiatement des réformes nécessaires permettant de mettre fin aux abus commis depuis plusieurs décennies, et de protéger les droits humains ainsi que l’État de droit dans ce pays.

« Cet important événement renforce l’obligation des autorités de mettre fin aux violations flagrantes des droits humains, dont tant de Soudanais ont souffert au cours des trois dernières décennies », a déclaré Jehanne Henry, directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch. « La destitution d’Omar el-Béchir témoigne de la ténacité des manifestants, qui sont restés dans la rue en dépit de la violente répression exercée par le gouvernement », a-t-elle martelé.

Cette organisation prie aussi les nouvelles autorités soudanaises à mettre en œuvre les deux mandats d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) contre le président déchu el-Béchir pour des crimes graves commis au Darfour, ainsi que celui émis à l’encontre d’Ahmed Haroun, le chef par intérim du Parti du Congrès national, qui est également recherché par la CPI pour des crimes commis dans ce même Etat de Darfour.

Des graves violations des droits de l’homme sous El-Béchir

Depuis 2013, Human Rights Watch a documenté de graves violations des droits humains et de possibles crimes de guerre au Darfour, ainsi que dans les États du Kordofan du Sud et du Nil Bleu, et une vague de répressions à travers le pays, notamment des meurtres de manifestants.

Pour rappel, El-Béchir est poursuivi pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, selon les chefs d’accusation retenus par la CPI qui sont liés à des attaques commises contre les civils au Darfour, dont certaines remontent à 2002. Le 31 mars 2005, le Conseil de sécurité des Nations Unies avait donné mandat au procureur de la CPI pour ouvrir une enquête sur les événements du Darfour.

Par GKM

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