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Selon la confirmation faite hier par Léonard She Okitundu : Kinshasa dit définitivement non à la conférence humanitaire de Genève

She Okitundu

Le gouvernement de la RDC a déjà notifié le chef de l’ONU dans  une correspondance datée du 31 mars courant de sa décision

La RDC ne participera pas à la conférence humanitaire de Genève prévue le 13 avril prochain. C’est ce qu’a dit le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères de la RDC, Leonard She Okitundu au cours  d’une conférence de presse organisée à Kinshasa hier mardi 3 avril 2018.

Le chef de la diplomatie congolaise dit avoir notifié le secrétaire général des Nations unies dans une correspondance datée du 31 mars dernier dans laquelle Kinshasa fait part de son étonnement de voir la RDC classée en L3.

«Dans ce document, nous avons fait part au secrétaire général des Nations unies notre étonnement de voir la RDC classer en L3, c’est-à-dire le niveau de gravité le plus élevé. Catégorisation qui projette une image de catastrophe extrême et généralisée», a décrié Léonard She Okitundu.

A en croire Léonard She Okitundu, la situation humanitaire de la RDC est assimilée à certains pays du monde «où se déroule des guerres à haute intensité engageant des armées de plusieurs pays avec des bombardements massifs et récurrents depuis de nombreuses années et accompagné d’un effondrement de l’Etat.»

«Ce qui n’est absolument pas le cas en RDC qui fait plutôt face à des attaques non conventionnelles et asymétriques des groupuscules terroristes et des groupes armés criminels», a indiqué le chef de la diplomatie.

Non à l’exagération des agences humanitaires

Il a  reconnu que la situation humanitaire de la RDC n’est pas «moins préoccupante», mais s’insurge contre «l’exagération dans la description qui ne correspond nullement à la réalité sur le terrain.» Cette exagération  est contre productive pour l’image de marque et l’attractivité de la RDC, tance le chef de ma diplomatie congolaise. Ce qui va à l’encontre de l’intérêt majeur des populations congolaises», a-t-il fait savoir.

« Nous n’acceptons pas que la RDC soit comparée à la Syrie et au Yémen », s’est insurgé José Makila Sumanda, vice-premier et ministre de Transport faisant l’intérim du chef de l’exécutif national. Le Conseil de sécurité de l’ONU a fait part de sa vive inquiétude le 24 mars dernier, concernant la détérioration de la situation humanitaire en RDC, «qui est devenue catastrophique dans certaines régions du pays.»

Les membres du Conseil se sont déclarés aussi profondément préoccupés par le nombre très élevé de personnes déplacées à l’intérieur du pays, qui a plus que doublé au cours de l’année écoulée et dépasse plus de 4,49 millions, par la présence en RDC de 540.000 réfugiés et par le fait que plus de 714.000 réfugiés congolais se trouvent dans des pays voisins du fait de la poursuite des hostilités.

Au regard de la situation humanitaire très préoccupante sur terrain où des milliers de Congolais dépendent de l’aide humanitaire, les Nations Unies à travers le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) ont jugé bon d’organiser dans la capitale suisse, la conférence internationale de donateurs, pour garantir des contributions financières afin de répondre à la crise humanitaire que traverse le pays.

Mais Kinshasa conditionne sa décision de participer à cette réunion de haut niveau à l’harmonisation des vues avec les partenaires humanitaires, notamment sur les indicateurs de la situation humanitaire actuelle en RDC et le nombre des déplacés. A New-York, l’ONU espère beaucoup de cette conférence.

Par GKM

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