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Selon le ministre Amy Ambatobe : La RD Congo déterminée à adhérer au système de signalisation du changement des forêts

Forêt équatoriale. Photo dentrodeafrica.free.fr

Le ministre de l’Environnement et Développement Durable a exprimé le souhait de la RD Congo d’adhérer au système de signalisation de changement des forêts pour l’amélioration de la gestion des forêts, afin de surveiller les changements dus aux activités illégales éventuelles de déforestation et faciliter les moyens de les endiguer.

Le ministre Amy Ambatobe a fait cette déclaration lors de son exposé à la Conférence Internationale de Tokyo sur l’amélioration de la gestion des forêts grâce aux systèmes de signalisation de changement des forêts et aux technologies satellitaires, organisée du 24 au 26 octobre, au Japon.

Il a rappelé que la RD Congo s’est engagée, depuis 2009, à contribuer à l’effort mondial d’atténuation des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES), à travers la promotion des activités de la REDD+ dont l’une des exigences à la participation à ce mécanisme est l’élaboration d’un Système National de Surveillance des Forêts (SNSF) pour traiter les besoins du pays en matière de surveillance et de Mesure, Notification et Vérification (MNV) des activités mises en œuvre dans ce cadre.

Sur ce, le ministre a indiqué que l’opérationnalisation effective et durable du SNSF permettra à la RD Congo d’atteindre plusieurs objectifs majeurs dont la mise en œuvre des décisions de la Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques relatives à la REDD+, en termes de surveillance et de Mesure, Notification et Vérification (MNV), d’une part, et d’autre, la mise en œuvre des recommandations pratiques du Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour l’estimation des émissions et absorption de Gaz à Effet de Serre (GES) liées au secteur forestier.

Présenter le NERF lors de la COP 23 à Bonn

« Afin d’atteindre ces objectifs, la RD Congo a soumis en août 2015, sa Contribution Prévue au niveau National (CPDN) dans le cadre de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques. Cette contribution affiche un engagement à réduire de 17% ses émissions des Gaz à Effet de Serre (GES) par rapport à l’année 2 000… », a poursuivi le ministre, ajoutant que le Congo Démocratique va présenter le Niveau d’Emission de Référence de ses Forêts (NERF) lors de la COP 23 à Bonn et que la période de référence du NERF s’étend de l’année 2000 à 2014 et celle d’actualisation ne peut être inférieure à cinq ans.

« Ce NERF est l’œuvre des efforts conjugués de plusieurs partenaires de la RDC, dont l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) », a-t-il reconnu. Amy Ambatobe a également rappelé que la JICA appuie son ministère depuis 2012 dans le Projet de Renforcement du Système de Monitoring des Ressources Forestières pour la Promotion de la Gestion Durable des Forêts et REDD+ en RD Congo, dans l’ancienne province de Bandundu, pour une durée de trois ans.

Dans sa mise en ouvre, ce projet a connu une étroite collaboration entre les experts de l’Association Japonaise de Technologie Forestière (JAFTA), la Firme Japonaise sous-traitante et les experts congolais de la Direction des Inventaires et d’Aménagement Forestiers (DIAF) du ministère de l’Environnement et Développement Durable.

Initialement, les activités dudit projet visaient l’établissement de la carte forestière de base de 2 010, la mise en œuvre de l’inventaire forestier, la construction d’une base de données d’inventaire et d’informations géomatiques, l’établissement du guide du système d’inventaire des ressources forestières et son plan d’opération. Mais, cette durée a été prolongée de trois à cinq ans…

Lever le moratoire instauré en 2002

Le ministre a, par ailleurs, rassuré de la disponibilité et de l’engagement du Congo Démocratique à poursuivre les efforts pour la pérennisation de tous les résultats obtenus en rapport avec les quatre axes principaux du projet énumérés ci-haut… Avant cette conclusion, Amy Ambatobe a présenté les atouts de la RDC et insisté sur une bonne connaissance de la dynamique des peuplements et des écosystèmes forestiers, sans laquelle le suivi et l’évaluation des actions des différents intervenants dans le secteur forestier, des projets réalisés dans la gestion des ressources et des menaces qui pèsent sur ces ressources, ne peuvent être garantis.

De son avis, un comité national de zonage forestier a été créé en RDC, à défaut d’un plan national d’affectation des terres sur tout l’espace du pays. L’objectif est d’isoler l’espace forestier de l’usage des autres secteurs et éviter ainsi la juxtaposition de l’affectation des terres avec d’autres secteurs d’activités économiques. Malheureusement, la Banque Mondiale a retiré les deux millions cinq cents mille dollars américains qu’elle avait octroyés à la RD Congo pour financer cette initiative.

Enfin, le ministre Amy Ambatobe a reconnu qu’il est temps de lever le moratoire instauré en 2002 et portant suspension de l’octroi de nouvelles concessions forestières.

Par Marcel Tshishiku

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