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Selon plusieurs rapports : La digitalisation du système bancaire à la base de réduction des effectifs dans des banques

digitalisation du système bancaire

Un processus irréversible même pour la RDC, si les banques opérant au pays tiennent à leur performance et efficacité, quand on sait qu’il guide désormais dans les choix de recrutement du personnel pour les ressources humaines

La digitalisation des banques est relevée de plus en plus comme un processus irréversible, selon de nombreux rapports qui s’attellent sur le système bancaire. Elle fait partie aussi de nouveaux défis pour les ressources humaines qui doivent désormais se référer à cette évolution numérique dans les recrutements pour les banques, surtout si elles tiennent à leur performance et efficacité.

Selon un premier rapport, avec le digital, une nouvelle conception de la définition et de l’évaluation des compétences apparaît. Ainsi, la digitalisation des métiers bancaires a obligé les ressources humaines à repenser la gestion prévisionnelle des emplois et compétences (GPEC), spécifie ce rapport.   Il faut, à cet effet, imaginer les métiers de demain et les compétences attendues en lien avec la stratégie digitale de l’entreprise.

Il y aujourd’hui baisse de la fréquentation des agences, pour la bonne et simple raison que le client veut être informé «tout de suite». L’accent est désormais mis sur la personnalisation du conseil apporté et des solutions proposées. La relation client est également repensée par le biais des outils numériques mis à la disposition du chargé de clientèle. En parallèle, le chargé de clientèle se voit délesté des tâches à faible valeur ajoutée comme la gestion des liquidités et des opérations bancaires.

C’est ainsi que, dans beaucoup de pays, notamment la France, les travailleurs sont de plus en plus nombreux à solliciter leur départ anticipé, alors qu’ils ne sont même pas envoyés en congé technique. La digitalisation du système bancaire est donc à la base de réduction des effectifs dans ces banques. Il paraît donc nécessaire pour les ressources humaines d’assurer la montée en compétences de ses collaborateurs sur le volet digital qui est plus qu’une évidence.

Beaucoup sont les experts dans le secteur bancaire qui soutiennent, en outre, que le digital est devenu un levier clé pour transformer la relation bancaire. Ils soutiennent, en outre, qu’il faut imaginer de nouveaux moyens de recrutement plus en phase avec les attentes liées à la mutation numérique.

Internet provoque la révolution

Il faut dire que, c’est la démocratisation d’internet et des terminaux mobiles au début des années 2000 qui a entraîné de nouveaux comportements et de nouvelles habitudes de consommation. C’est ainsi que, l’impact de l’internet sur les banques, actrices centrales de l’économie, a été considérable.

Dans un autre rapport, les experts dans ce secteur ont également relevé qu’en un peu plus d’une décennie, que la démocratisation d’internet et des terminaux mobiles ont constitué une véritable lame de fond qui s’est abattue sur les acteurs du secteur bancaire, les condamnant à s’adapter rapidement pour survivre et rester compétitifs. C’est ce qui relève la révolution digitale sur le secteur bancaire.

Lorsque le web est apparu à la fin des années 90, il était difficile d’imaginer à quel point internet allait bouleverser en profondeur l’écosystème des entreprises et les habitudes des consommateurs. En quelques années, les banques comme d’autres industries ont vu leur business model être fortement impacté.

 De nouvelles menaces sont apparues pour les établissements financiers. Il s’agit premièrement de l’évolution des comportements: ultra connectées, où des personnes utilisent de plus en plus les services de canaux à distance mis à disposition par les banques pour effectuer certaines des opérations de base (consultation des comptes, virements, paiements…). Dans cette nouvelle relation, le conseiller perd de son importance face à son client.

 Il y a aussi l’émergence d’une nouvelle concurrence, où le digital a facilité l’apparition de nouveaux acteurs qui se disputent les établissements financiers traditionnels. Cette concurrence s’est accélérée avec la multiplication des appareils nomades. Leurs points forts sont des tarifs attractifs et des plages horaires élargies 6/7 jours, parfois jusqu’à 22h00. Sans oublier le meilleur accès à l’information et la perte même de certains monopoles dans ce secteur.

Par Lucien Kazadi T.

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