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Selon un rapport de l’ONG Ressource Matters : Des entreprises étrangères continuent à acheter le « cobalt sale » de la RDC

cobalt entre les mains d'un négociant au Katanga

Utilisé dans la fabrication des batteries de téléphones et  ordinateurs ainsi que pour les véhicules électriques, le cobalt est devenu un minerai dont certaines grandes entreprises ne peuvent plus se passer. Et comme  la RDC possède la moitié des réserves mondiales de cobalt, exploité essentiellement au Katanga, les transactions autour de ce minerai ne cessent de grimper en RD Congo.

C’est pourquoi l’association Ressource Matters dénonce dans un document le fait que des entreprises américaines et européennes achètent du « cobalt sale » au géant minier anglo-suisse Glencore. Elisabeth Caesens, directrice de Ressource Matters et auteure du rapport, a expliqué à la radio publique allemande que son organisation a contacté de grandes entreprises européennes ou américaines qui achètent leur cobalt au géant minier anglo-suisse Glencore.

« Sur les 14 entreprises que nous avons contactées et parmi elles nous avons des grands noms comme Apple, BMW, Volkswagen, Daimler, Volvo, Renault, Peugeot, etc… toutes condamnent la corruption. Là où ça se gâte, c’est quand on veut discuter des cas concrets. Encore une fois, il s’agit d’une quantité considérable de cobalt. Quand nous essayons de trouver des solutions pratiques pour les cas concrets, on continue à faire face à cette langue de bois », note le rapport.

Selon le document, tant qu’on n’arrivera pas à appliquer des mesures plus sérieuses face à un risque vraiment tangible, les outils généraux et transversaux risquent de rester des coups d’épée dans l’eau, regrette Elisabeth Caesens.  Au Katanga, parmi les différentes personnes qui travaillent dans la filière cobalt, certains plaident pour plus de responsabilité du côté des consommateurs et une meilleure gouvernance de la part des États.

En attendant, les organisations qui militent pour plus de transparence dans la chaine de production de cobalt congolais continuent leur plaidoyer, espérant convaincre les grandes entreprises électroniques ou automobiles de faire face à leurs responsabilités en cessant d’acheter du « cobalt sale », c’est-à-dire d’entretenir des circuits d’approvisionnement marqués par la corruption ou le travail des enfants.

Par GKM

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