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Session parlementaire extraordinaire de janvier 2018 : A qui profite la révision du Code minier ?

Les membres du bureau de l’Assemblée nationale au palais du peuple à Kinshasa, le 31/05/2017 lors de la présentation du budget 2017 par le Premier ministre, Bruno Tshibala. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

« A qui profite la révision du Code minier de la République Démocratique du Congo ? », telle est la question qui préoccupe les observateurs des secteurs économique et social du pays cher à feu Patrice-Emery Lumumba. Cette question rebondit de plus belle, après la confirmation, le mardi 19 décembre dernier, de la convocation de la session parlementaire extraordinaire dont la cérémonie d’ouverture officielle est prévue le 2 janvier 2018 et dont la durée est de trente jours.

Selon la décision conjointe des Bureaux du Sénat et de l’Assemblée Nationale, publiée à cet effet, cette session extraordinaire sera principalement axée sur l’examen et l’adoption du projet de loi modifiant et complétant le Code minier.

Saisissant la balle au bond, les analystes avisés souhaitent que cette révision vise l’intégration des intérêts de la population congolaise. Pour ce faire, elle doit être précédée d’une enquête minutieuse afin d’identifier les problèmes réels auxquels les Congolaises et Congolais vivant dans les zones d’exploitation des mines sont confrontés.

Pareille exigence est motivée par des plaintes récurrentes dénonçant, par exemple, la confiscation des terres arables à la population autochtone et leur redistribution aux exploitants à titre de carrés miniers. Cette pratique malencontreuse contribue davantage à la régression des travaux agricoles, qui constituent pourtant un pas décisif vers la diversification de l’économie tant souhaitée et qui sont connus comme soubassement de la prospérité des grandes économies du monde.

Qu’à cela ne tienne, les organisations de la société civile, les mouvements citoyens, les députés nationaux et toutes les personnes soucieuses de défendre les intérêts de la nation congolaise doivent savoir que le secteur minier de la RD Congo est miné par des magouilles innombrables et peser de tout leur poids pour que la révision du Code minier jette les bases d’une lutte efficiente contre ces méfaits.

Par Marcel Tshishiku

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