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Sud -Kivu, ENAFP: 100 % de réussite pour les Enfants des mines de Luhwindja et de Kamituga

100% des enfants sortis des mines de Luhwindja et de Kamituga ont réussi à l’Examen national de fin d’études primaires, ENAFP en sigle, pour l’année scolaire 2017-2018.

Un consortium composé de la Fondation Panzi, de l’Action Pour la Promotion de l’Enfant (APEF) et du Centre de Recherche des Médicaments Traditionnels Légha (CREMETRAL) a œuvré avec des financements de l’Union Européenne dans les mines du territoire de Mwenga au Sud-Kivu pour permettre à une centaine d’enfants d’avoir accès aux études.

Dans la tourmente politique, sociale et économique de la RD Congo, où la population jouit très difficilement du droit le plus élémentaire qu’est l’accès aux soins de santé ou à l’éducation, la belle performance scolaire de 122 enfants sortis des carrés miniers à Luhwindja et Kamituga où ils travaillaient, met certainement du baume au cœur du staff chargé de l’éducation à la Fondation Panzi qui soutient les centres de récupération et de réinsertion sociale de ces enfants.

En effet, les résultats de l’Examen National de Fin d’Etudes Primaires (ENAFEP), publiés le vendredi 13 juillet dernier signalent que 36 élèves sur 36 du Centre de Rattrapage Scolaire piloté par l’ONG Action pour la Promotion de l’Enfant et de la Femme (APEF) Luhwindja ainsi que 86 élèves sur 86 du Centre de Recherche pour le Médicament Traditionnel Légha (CREMETRAL) Kamituga ont brillamment réussi à cet examen national qui donne accès à l’école secondaire.

Cerise sur le gâteau, de tous les lauréats, ce sont Nabintu Barhame de Luhwindja ainsi que Christine Ngongo et Olivier Ombeni de Kamituga qui, avec respectivement 86 % et 74%, ont réalisé les scores les plus élevés de leurs contrées.

Projet de formation qui a vu le jour en 2016

Interrogé à ce propos, Dr Denis Mukwege, initiateur de ce projet, est aux anges surtout quand on connait sa grande sensibilité pour l’éducation et la promotion de la jeunesse congolaise. Il a à son actif la création du « Complexe Scolaire Denis Mukwege » dans la commune de Panzi à Bukavu.
En plus des matières inscrites au programme national, au Complexe Scolaire Denis Mukqwege, on enseigne l’informatique et l’anglais dès le bas âge.

 « Notre expérience à la Fondation Panzi nous montre tous les jours que ces enfants qui, hier étaient perdus dans les fonds obscurs des mines d’or, de cassitérite ou de coltan, peuvent, demain, devenir une véritable mine d’or pour le développement de notre pays. Bien formée, la jeunesse congolaise est notre poule aux œufs d’or.

Nous devons être assez pragmatiques et responsables pour l’encadrer et ne pas la laisser dépérir dans l’ignorance, le chômage et la délinquance », a réagi le Dr Denis Mukwege à l’annonce des résultats. De son coté, Abraham Brazos, expert en éducation et superviseur pédagogique de ces centres de récupération scolaire, n’a pas tari d’éloges à l’endroit de ces enfants extraordinaires dont la résilience et le sens de l’effort sont au cœur de leur exploit.

Il  a souligné aussi le rôle capital joué par les formateurs, à savoir Mme Mwamikazi Espérance Baharanyi de l’APEF/Luhwindja et M Jacques Mulonda de CREMETRAL/ Kamituga, partenaires du projet. Ce Projet de formation adaptée a vu le jour en 2016.

Il est réalisé sur terrain par le consortium associant la Fondation Panzi en tant que « lead », le Bureau d’Etudes et d’Appui Technique aux Initiatives Locales (BEATIL) comme partenaire technique, ainsi que l’Action Pour la Promotion de l’Enfant (APEF) et le Centre de Recherche des Médicaments Traditionnels Légha (CREMETRAL) comme partenaires dans la mise en œuvre, respectivement à Luhwidja et Kamituga.

Ce projet, qui bénéficie d’un soutien financier de l’Union Européenne, permet de former les enfants sortis des carrés miniers en vue de les réintégrer dans le circuit scolaire classique au bout de trois ans d’accompagnement.

Par GKM

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