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Travailler pour l’apprentissage des jeunes filles privées de l’école

A Kinshasa, beaucoup de parents peinent pour scolariser leur progéniture. Une situation qui s’avère défavorable pour plusieurs jeunes filles congolaises du fait que ces dernières sont sacrifiées au profit de leurs frères.  Les parents préfèrent scolariser le garçon, relevant que la fille est appelée au mariage. Une attitude qui expose la jeune fille au mariage précoce, aux grossesses indésirables ainsi qu’à la prostitution pour celle qui habite les grandes villes butées aux nombreux problèmes liés à la pauvreté de nombreuses familles.

Raison pour laquelle, la ville-province de Kinshasa a connu le phénomène «Ujana», où des filles mineures se livrent à la prostitution tout en se distinguant par un accoutrement indécent. Elles sont exposées souvent à des maladies sexuellement transmissibles telles que le Sida, la syphilis, etc.

Face à cette réalité, il temps que le Gouvernement de la RDC récupère ces filles privées de la scolarisation pour les orienter vers les métiers d’apprentissage. Question d’assurer l’autonomisation de ces jeunes filles qui semblent être perdues dans la société, et dont le corps constitue l’unique moyen de survie.

En d’autres termes, la société congolaise a le devoir de valoriser ces êtres féminins en créant plusieurs centres de formation et d’équiper ceux qui existent déjà, à l’instar du Centre Féminin Marie-Antoinette. C’est dans cet esprit d’autonomiser et de réinsérer les filles-mères que l’ex première dame, Marie-Antoinette Mobutu, s’est personnellement investie dans la création de cette œuvre à caractère social.

C’est ainsi que les chefs de quartiers, les bourgmestres (ex commissaires des zones) et autres étaient impliqués dans l’identification des filles-mères et inactives pour bénéficier des formations. Actuellement, cet ouvrage n’existe plus que de nom.

Par Tantia Sakata

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