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Uniformisation de la couleur des taxis et bus : Les véhicules non en règles désertent la voie publique

Dans l’objectif d’identifier les véhicules commis au transport en commun et de lutter contre l’insécurité en contraignant les faux taxis dans la ville de Kinshasa, le gouvernement provincial en accord avec l’Association des Chauffeurs du Congo (ACCo), avait décidé d’exiger l’uniformisation des couleurs des tous les taxis et taxis-bus, y compris un numéro attribué par l’hôtel de ville moyennant un paiement.

Une mesure saluée par la population Kinoise, victime d’extorsion et d’enlèvement de la part de malfaiteurs déguisés en taximen. L’autorité urbaine déterminée, cette fois-ci, à aller jusqu’au bout de sa logique, avait accordé un moratoire d’au moins deux mois aux propriétaires de ces véhicules en vue de se conformer à ladite mesure.

C’est le lundi 9 juillet dernier que le moratoire est arrivé à son terme, et les véhicules non en règles ont déserté la voie publique par crainte de devoir  payer une forte amende. Depuis ce jour jusqu’à hier mardi, il s’observe une rareté des taxis-bus, particulièrement celui appelé communément « esprit de mort » ou encore 207. Ainsi, les arrêts de bus sont bondés jusque dans l’après-midi et cette situation profite largement aux entreprises publiques de transport qui font des bonnes affaires  au regard de l’engouement des passants.

Mettre fin à l’anarchie

Il revient donc au gouvernorat provincial de rester ferme dans sa décision, afin de mettre de l’ordre dans le secteur du transport. La vie de plusieurs habitants de la ville de Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo, ne peuvent être sacrifiée sur l’autel des intérêts égoïstes des propriétaires des taxis-bus voulant marcher à l’encontre de la décision arrêtée par le gestionnaire de la ville.

Seule la force du caractère de l’hôtel de ville pourra contraindre les ambitions démesurées de ceux qui attendent la fin de contrôle sur la voie publique afin de se passer de cette mesure comme à l’accoutumée. Mais, le constat fait sur terrain fait présager un autre scénario, vu la détermination affichée par le gouvernorat de Kinshasa et la Police Nationale Congolaise (PNC).

Au nom de la protection des personnes et de leurs biens, une poignée de chauffeurs capricieux ne peuvent en rien faire du chantage aux autorités de la ville. Les propriétaires de ces taxis-bus qui génèrent des bénéfices ne manquent pas de l’argent pour peintre leurs engins. Cela relève carrément de la mauvaise foi, pensent certaines personnes en attente d’un moyen de déplacement, tout en soutenant la décision prise par le gouvernement Kimbuta.

Par Tantia Sakata

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