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Université de Kinshasa : La Faculté de médecine se fixe des défis

20 cadres et collaborateurs de la Faculté de médecine de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) ont indiqué que le premier défi à relever dans le Plan Stratégique de cette faculté est de s’assurer que les programmes d’enseignement et de recherche sont en parfaite adéquation, non seulement avec les orientations du ministère de l’Enseignement Supérieur, telles que précisées dans la Loi-cadre sur l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), mais aussi avec les orientations du ministère de la Santé Publique, telles que spécifiées dans la Stratégie de renforcement du Système de Santé (SRSS) et l’actuel Plan National de Développement Sanitaire (PNDS).

Chargés de la mobilisation des ressources et recherche des bailleurs et partenaires techniques et financiers potentiels pour le financement et la mise en œuvre du Plan Stratégique de ladite faculté, ces cadres et collaborateurs ont levé cette option à l’issue de la formation en lobbying et plaidoyer organisée dans la ville de Kinshasa, grâce à l’appui de l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID) et du Projet Health Financial and Governance (HFG).

Ils estiment que ce défi se pose, en outre,  en termes de non prise en compte, par la plupart des professeurs, des orientations et résolutions des ministères de la Santé Publique, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, qui devraient inspirer l’élaboration des matières à dispenser et, en termes de la clarification et d’harmonisation des rôles de ces différents ministères envers la faculté de médecine en vue de faire de la triple tutelle un atout, plutôt qu’un handicap.

Dans le même ordre d’idées, le deuxième défi est d’assurer le fonctionnement harmonieux de la faculté dans un contexte général de modicité de ressources financières, avec ses corollaires qui sont l’insuffisance de fonds de fonctionnement et l’insuffisance de matériels didactiques, ainsi que  d’équipements de bureaux et de laboratoire.

Le troisième défi est de pouvoir transmettre, de manière efficace, le savoir, le savoir-faire et le savoir-être, nonobstant un faible ratio d’enseignants et encadreurs par rapport à des effectifs très important d’étudiants, un faible niveau de pré requis et un environnement inadéquat marqué par la pollution sonore et le dépassement de la capacité des auditoires.

Le quatrième défi est d’obtenir une interaction productive et une collaboration véritable et claire de la part des trois entités décentralisées que sont les Cliniques Universitaires de Kinshasa, le Centre Neuro-Psycho -Pathologique et l’Ecole de Santé Publique de Kinshasa, entre elles et avec le décanat et la faculté. Les cinquième et sixième défis concernent respectivement l’insuffisance de moyens financiers pour la promotion de la recherche et une très faible visibilité, diffusion et vulgarisation des résultats de recherche à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

Par ailleurs, les participants à la formation ont insisté sur  la nécessité de garder, au plan national, grâce à un enseignement de haut niveau, des recherches de haute facture et des services hautement spécialisés appréciés par la communauté, un rang primordial dans la compétition née de la multiplication des universités et facultés de médecine privées. « Il s’agit, en même temps, de reconquérir ses lettres de noblesse parmi les grandes écoles de médecine d’Afrique et du monde », ont-ils conclu.

Par Marcel Tshishiku

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