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Ville Morte hier à Masisi : La société civile de Ngandja plaide pour la suspension des barrières illégales

La ville de Masisi a observé le Lundi 04 Mars 2019 une ville morte. Toutes les activités ont été paralysées depuis la matinée, rien n’a tourné normalement. Boutiques, marchés, écoles ont été  fermés. Pas de circulation des motos (principal moyen de transport).

Les habitants de cette ville de la province du Nord-Kivu ont répondu massivement à l’appel à une journée ville morte de la société civile de Ngandja qui a invité la population à  protester contre les tracasseries et les barrières illégales érigées partout dans ce milieu.  La société civile de Ngandja a indiqué que ces barrières sont spécialement érigées partout dans Misisi par des services de sécurité, notamment la police, les Forces armées de la RD Congo, FARDC,  etc.

Selon un acteur de la Société Civile locale, il en existe plusieurs. « La 1ère barrière est érigée par des militaires FARDC qui font payer 1000fc pour tout passager sur la moto en montant au site minier et 2000fc par vélo transportant des substances minérales.  Contrôlée par les agents du Chef de groupement, la 2ème  fait également payer  2000 FC par vélo.

Erigée par les agents du chef de localité, avant de passer la 3ème barrière, les passagers sont obligés de payer une somme de 1000 FC aux dits agents.  Quant à la 4ème barrière, gérée par les agents des mines antifraude, avant le passage, chaque propriétaire de substances minérales doit débourser 5000 à 10000 FC pour son passage.

Les transporteurs payent chacun 2000 FC. La 5ème, érigée par la police des mines et hydrocarbures oblige de payer 1000 FC avant le passage », a-t-il souligné. Et d’ajouter, en quittant Masisi vers Lubichako il y’a encore 2 barrières des FARDC qu’il faut franchir. Vers Lulimba,  sur une distance de 12 km, il y’a également 3 barrières de la police de circulation routière, ou encore bureau 2 des FARDC.

Pour l’instant, le chef de poste d’encadrement à l’intérim discute avec plusieurs services de l’État dans un conseil local de sécurité convoqué depuis hier lundi 4 mars 2019. Il s’agit également de parler de la question en vue d’une solution définitive.  Mais pour la Société Civile, ces barrières doivent être suspendues en toute urgence.  Dans le cas contraire, les actions vont se poursuivre.

Par Carroll Madiya

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