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Violation des droits de l’homme : L’ASADHO dénonce l’enlèvement et la détention du Général Sikatenda Shabani

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Cet officier à la retraite serait transféré de Kalemie à Kinshasa où il est détenu sans aucun droit de visite

Dans un communiqué N°018/ASADHO/2017 daté du mardi 12 septembre 2017, l’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme (ASADHO) se dit préoccupée par l’enlèvement et la détention illégale du Lieutenant Général Sikatenda Shabani,  retraité des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). En effet, Sikatenda Shabani est un ancien compagnon de lutte de feu le Président Laurent Désiré Kabila.

Membre de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL), il  a occupé plusieurs fonctions dont celles de commandant de la 1ère région militaire, de responsable de la Détection Militaire des Activités anti Patrie (DEMIAP, service de renseignements militaires), de l’Agence Nationale de Renseignements/Goma (ANR), de la Direction Générale de Migration/Goma (DGM), d’Inspecteur Général des FARDC jusqu’à sa mise en retraite en 2013.

En date du 23 aout 2017, il a été enlevé dans sa ferme à Kalemie par les agents de la DEMIAP pour être conduit à Lubumbashi où il a été placé sous haute surveillance par les éléments des FARDC. Il sera conduit à Kinshasa, au cachot de la DEMIAP où il est détenu jusqu’à ce jour, privé de tout droit de visite des membres de sa famille et de son avocat, regrette l’organisation.

L’association invite le Président de la République à instruire la mise en liberté du Lieutenant général Sikatenda Shabani, détenu illégalement au cachot de la DEMIAP ou à ordonner le transfert de son dossier devant les juridictions compétentes.  Elle prie le chef de l’Etat de veiller à ce que les agents des services de sécurité ne soient pas instrumentalisés par des hommes politiques.

Me Jean–Claude Katende, président national de l’ASADHO exhorte le responsable de la DEMIAP à ouvrir des poursuites disciplinaires contre les agents impliqués dans ce dossier.  L’ASADHO relève que l’arrestation et la détention opérées sans mandat sont illégales et constituent des violations graves des droits fondamentaux des citoyens garantis par la Constitution et les conventions internationales ratifiées par la RDC.

Par GKM

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