..."/>

Violations graves des droits humains en RDC : Pressions sur le gouvernement toujours réclamées

Cet appel vient de Me Roger Dinanga, chargé de Protection à l’ACAJ qui fait état de 10.000 personnes arrêtées arbitrairement depuis 2015 jusqu’à ce jour

 » La situation des droits de l’homme en RDC est plus que préoccupante. Plusieurs violations sont l’œuvre des agents de l’ordre et des services de sécurité qui jouissent l’impunité totale « , a dit Me Roger Dinanga, chargé de Protection à l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice(ACAJ).

L’avocat s’est exprimé hier  mercredi 18 juillet  au Centre d’Etudes pour l’Action Sociale (CEPAS). C’était à l’occasion de la signature de la charte du Collectif d’Actions de la Société civile(CASC). Il a lancé un appel pressant aux Congolais à se mobiliser pour exercer des pressions aux dirigeants actuels, afin de faire changer les choses dans le cadre d’amélioration de la situation des droits humains en République démocratique du Congo.

Me Roger Dinanga regrette de voir que les élections, qui peuvent permettre de donner au pays de nouveaux dirigeants capables de changer cette situation, sont organisées par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) dans l’opacité totale, n’augurant pas des résultats sincères, et qui risqueraient de servir d’occasion pour recycler les mêmes prédateurs des droits de l’homme.

Le juriste a plaidé pour le renforcement du rôle que doit jouer la société civile dans la promotion et la défense des droits de l’homme, particulièrement durant la période de l’organisation des élections. Dans ce contexte de méfiance à l’égard de l’Etat, le chargé de Protection à l’ACAJ pense que la population place son espoir dans la société civile pour l’avènement d’un Etat de droit qui seul peut offrir un lendemain socio-économique meilleur.

De 2015 à ce jour, l’ACAJ a comptabilisé 10.000 personnes  arrêtées arbitrairement  en marge des manifestations et réunions publiques, dont 2000 membres de la société civile et des mouvements citoyens et 200 tuées dont deux activistes pro démocratie à savoir Rossy Mukendi Tshimanga Mpandanjila et Luc Nkulula wa Muamba. L’ACAJ note qu’à ce jour, six militants pro démocratie sont toujours en détention.

La plupart des victimes sont des personnes ayant  exprimé des avis contraires par rapport à la fin du mandat du président  Kabila, qui exigeaient le respect de l’Accord politique global et inclusif du 31 décembre 2016 comme seul cadre devant permettre le retour à l’ordre constitutionnel, a noté Me Roger Dinanga.

Par GKM

*

*

Monter

Login

Lost your password?