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Washington ne croit pas en des élections en 2018

Tibor Peter Nagy Jr, Secrétaire d'Etat adjoint aux Etats-Unis pour les Affaires africaines

Selon Tibor Peter Nagy Jr, Secrétaire d’Etat adjoint aux Etats-Unis pour les Affaires africaines, les conditions ne sont pas réunies pour des scrutins libres. Les 9 pays voisins de la RDC sont eux aussi très inquiets »

S’exprimant dans le  journal Le souverain, Tibor Peter Nagy Jr, Secrétaire d’Etat adjoint aux Etats-Unis pour les Affaires africaines, a lâché tout haut ce qui se dit tout bas dans des officines et salons huppés de la République démocratique du Congo.

  Répondant à la question selon laquelle « Vous pensez qu’il y aura des élections libres en RDC ? », l’homme a sèchement répondu par « Non pas du tout. Nous en avons déjà fait part au gouvernement congolais. Les 9 pays voisins sont eux aussi très inquiets. Nous suivons la situation de près. Ces élections ont été reportées à de multiples reprises sous toutes sortes de prétextes ».

 Démocratie à double vitesse

Ce diplomate, qui n’a visiblement pas sa langue dans sa poche, a martelé que « Nous sommes d’autant plus préoccupés que l’espace démocratique déjà limité est de plus en plus restreint ». Il est sans nul doute informé de la restriction de l’espace démocratique sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo.

Lorsque des manifestations politiques sont interdites pour tel camp et autorisées pour tel autre, à Kinshasa comme à l’intérieur du pays, cela s’appelle la démocratie à double vitesse. Quand la télévision nationale est à la solde d’un candidat président de la République au détriment de tous les autres, où seul le FCC est vanté, c’est de la dictature ».

Tibor P.  Nagy Jr, a fait cette révélation sur base des éléments matériels palpables, comme l’ont d’ailleurs soutenu plusieurs autres leaders politiques congolais, notamment certains dirigeants de l’Union pour la démocratie et le Progrès Social (UDPS). Cette formation politique pense qu’au regard de la réalité sur terrain, et tel que les choses se présentent actuellement, le décor est suffisamment planté pour le report des élections.

D’où sa position révisée d’aller désormais aux élections avec ou sans la machine à voter à la date fixée par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) dans son calendrier du 5 novembre 2017. Techniquement donc, à en croire ce diplomate américain, la Centrale électorale ne pourra pas honorer son rendez-vous du 23 décembre 2018, même si elle fait semblant de se battre bec et ongles pour tenir sa promesse.

Souveraineté brandie

Le Front Commun pour le Congo (FCC) tente également, comme la CENI, de convaincre la planète entière que ce scrutin aura bel et bien lieu à la date prévue. Dans son meeting trompe-l’œil du 27 octobre au stade Tata Raphaël, le même message a été véhiculé. Le comble est que Kinshasa a refusé toute aide extérieure dans le sens d’appuyer le processus électoral, brandissant l’aspect « souveraineté ». Or, il est clair qu’il ne pourra seul s’auto suffire pour envoyer les Congolais aux urnes dans le respect de la démocratie, de la transparente, de l’inclusivité, de la liberté et de la paix.

S’il y a donc forcing, les Congolais risquent d’assister à une parodie d’élections avec toutes les conséquences néfastes que cela peut produire. Dans ce cas, Nangaa sera seul responsable et répondra de ses actes devant l’histoire de la République démocratique du Congo.

Par Stone

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