Les déclarations de Me Idrissa Shabani contre son ancien client énervent la déontologie des avocats
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Jeudi 10 avril devant le Tripaix de pont Kasa-Vubu
L’affaire inscrite au rôle sous RP 10.384 qui oppose Me Idrissa Shabani wa Shabid à son ancien client Ernest Ifeanyi devant le Tribunal de Paix de Pont Kasa-Vubu commence à prendre une autre tournure quand l’avocat commence à soutenir dans ses interventions que son ancien client serait maitre de corruption et d’achat de conscience de Juges et magistrats.
Pire, Me Idrissa Shabani a, au cours de cette audience publique, demandé aux juges siégeant dans cette affaire d’être vigilants. L’opinion se pose la question de savoir s’il est vraiment permis un tel écart des langages de la part d’un avocat qui ne manque pas de prester selon la déontologie du métier ?
Ces déclarations tonitruantes risquent de le desservir .En mettant en exergue les moyens de son ancien client, il méconnait son apport dans ce qu’il soutient avoir fait gagner pour le compte de M. Ernest Ifeanyi. Me Idrissa Shabani a lui-même soutenu haut et fort devant le Tripaix de pont Kasa-Vubu au cours de l’audience publique du jeudi 10 avril que c’est l’argent de son ancien client qui lui a fait gagner le procès .
Si tel est le cas, il se pose un problème sur les honoraires de plus de 16.8OO dollars qu’il exige à son ancien client alors que lui-même en sait quelque chose sur la performance de ce dernier.
L’un des avocats d’Ernest Ifeanyi, Me Charlène Yangazo Bukasa a traité de très dangereux les propos tenus par son confrère, Me Idrissa Shabani .D’après Yangazo, la déontologie de leur profession oblige à un avocat de garder les secrets de son client quel que soit le problème ; il en est de même des médecins vis-à-vis de leurs malades et même des magistrats pour ne citer que ceux-ci, vis-à-vis de leurs justiciables.
Contacté, Ernest Ifeanyi a déclaré qu’il a déjà tout payé à son ancien avocat comme ils se sont convenus au départ.
A en croire un avocat présent au cours de cette audience, le comportement indécent de Me Idrissa Shabani devrait interpeller l’ordre des Avocats à se saisir, pour prendre des mesures disciplinaires, contre un avocat qui foule aux pieds les règles déontologiques de la noble profession d’avocats surtout qu’il s’agit d’une affaire d’un conflit d’honoraires.
Pour contourner l’ordre des Avocats, Me Idrissa Shabani a saisi le Tripaix de pont Kasa-Vubu sous prétexte des prétendus faits infractionnels à charge de son ancien client dont il est entrain de se démener pour prouver devant le Tribunal.
Pour rappel, Me Idrissa Shabani Wa Shabid a initié une citation directe contre son ancien client, Ernest Ifeanyi pour menaces de mort, imputations dommageables, faux en écriture et et usage de faux. Menaces qui seraient proférées soit par téléphone, soit par personnes interposées sans en apporter nullement de preuves.
Un avocat présent au procès regrette de constater que son confrère qui a sollicité auprès du Tripaix de pont Kasa-Vubu un jugement avant dire droit commence à bloquer l’instruction du dossier. Même les experts de Vodacom dont Me Idrissa Shabani avait exigé la présence à la barre, pour éclairer la religion du tribunal de Paix, cet avocat a par après renié leur qualité .D’où, l’exigence d’une nouvelle expertise. Instruite d’abord dans la chambre du président du tribunal de paix de Pont Kasa-Vubu, l’affaire qui oppose Me Idrissa Shabani wa Shabid à son ancien client Ernest Ifeanyi Nwajiaku a été confiée à la chambre V, avant d’atterrir dans la chambre IV. Cela, du fait que le président de ce tribunal de paix a répondu à la préoccupation des parties.
En effet, Me Shabani soutient que son ancien client lui est redevable d’une somme de 8.500 dollars américains représentant le solde restant dû à des honoraires définitifs lui demandés dans les affaires enrôlées sous RPE 081 et RPE 11988 devant le tribunal de Commerce et la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe. Mais Ernest Ifeanyi soutient avoir tout payé.
Me Idrissa Shabani wa Shabid accuse aussi Ernest Ifeanyi d’avoir altéré par le grattage de la signature, et nom du cité, dans un exploit de sommation signifié à personne.
Par Godé Kalonji Mukendi








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