Type de recherche

Le mixage des coutumes influence la dot à Kinshasa

La Tempête des Tropiques SOCIETE

Le mixage des coutumes influence la dot à Kinshasa

Partager

Kinshasa est une grande agglomération regroupant les ressortissants de toutes les provinces de la République Démocratique du Congo. Cette cohabitation favorise l’influence des uns sur les autres, et commence à changer les coutumes ancestrales de tout un chacun. Et les enfants nés dans la capitale, par exemple, se passent de ces lois coutumières dont beaucoup n’en savent même pas.

Les parents qui devraient normalement perpétrer ces lois, démontrent également leur limite à pouvoir bien les garder et les défendre. La question se pose souvent, lorsqu’il s’agit de demander la dot. Dans une époque, la dot était exigée selon la coutume propre à chaque province, malheureusement tel n’est plus le cas à ce jour. Si certaines provinces avaient une mauvaise réputation sur l’exagération de la dot, d’autres par contre étaient souples par la façon de marier leur fille.

Exigences démesurées

Alors qu’actuellement, tout cela appartient au passé étant donné que la dot demandée dans plusieurs familles à Kinshasa tient également compte des réalités des autres provinces.

Loin de leurs villages, les parents ” modernes ” ont ” modernisés ” la dot. Cette dernière n’est plus un symbole parce que ce mixage a fait d’elle un moyen pour se procurer de sous. Au nom de l’amour, le futur époux, qui ne jure que par sa fiancée, est contraint de se battre afin de répondre à l’exigence imposée par la belle-famille.
Sur certaines listes de la dot figurent notamment le groupe électrogène, les boîtes du lait, la télévision, l’ordinateur, l’antenne parabolique…des choses méconnues par la coutume, cependant la modernisation les a rendu possible.

Dans des familles où, les parents sont en complicité avec leur fille, c’est parfois elle qui veut que tel ou tel autre objet soit demandé. Elle est même capable, a-t-on appris, d’imposer le montant à percevoir après avoir sondé son fiancé.

Mais pour les parents avares, la fille subira le diktat de la famille parce que son avis compterait le moins, et elle n’a pas non plus le droit d’intervenir lors de l’établissement de la facture.

Justification

Selon une femme abordée, elle justifie le montant parfois exorbitant de la dot en signifiant : ” le mariage engage des dépenses pour organiser toutes les réjouissances. Avec les difficultés financières constatées dans nos familles, la contribution des autres membres pose problème, et nous préférons incorporer aussi l’argent de ces dépenses à la dot. Une fois les dépenses engagées, le reste de l’argent sera partagé entre ceux qui ont droit sur la dot. Si l’on ne fait pas ainsi, la réussite ne pourra être assurée “.

Par Tantia Sakata

Laissez un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *