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Lutte contre le trafic illicite de minerais à l’Est: 245 policiers des unités des mines formés

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Lutte contre le trafic illicite de minerais à l’Est: 245 policiers des unités des mines formés

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Par Tantia Sakata

Pour le renforcement de la sécurité dans les sites miniers et lutter contre le trafic illicite des minerais au Nord-Kivu et Sud-Kivu, 245 agents des unités de police des mines ont été formés grâce au financement du Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique.

Selon son communiqué de presse, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) dit avoir procédé, lundi 27 juin dernier, à la clôture de la formation de 123 agents de la police à Bukavu destinés à la sécurisation des sites miniers et à la lutte contre le trafic illicite de minerais dans la province du Sud-Kivu.

Tandis qu’à Goma, une autre cérémonie similaire a été organisée, le 29 juin 2022, à l’intention des 122 autres policiers ayant bénéficié de la même formation. Ce qui porte à un total de 245 policiers qui auront bénéficié de ces sessions de formation dans le cadre de la deuxième phase du projet de Police des Mines au Nord Kivu et Sud Kivu.

A l’issue de cette deuxième phase, la source a annoncé qu’il y a 493, soit 248 à la phase 1 et 245 à la phase 2, policiers qui ont participé à ces sessions de renforcement des capacités afin d’assurer la gestion de la sécurité dans et autour des sites des miniers.

Selon le communiqué de presse, ces formations de trois mois étaient axées sur la législation minière, le commerce et l’exploitation responsables des minerais, les infractions minières et le trafic illicite de minerais, le processus d’enquête pour les infractions minières, les principes de la police de proximité, la police administrative et judiciaire, les opérations de contrôle des foules, les droits de l’homme et la déontologie policière, la lutte contre le travail illicite des enfants, les violences sexuelles basées sur le genre.

Les policiers formés ont également suivi un module de formation sur le protocole relatif à l’organisation et à la mission des escadrons de la police des mines sur le rôle de la police dans la lutte contre le travail des enfants dans la chaîne d’approvisionnement minier.

De son côté, le Directeur de l’Ecole de Police Jules Moke, Colonel Temetu Elali-Jean n’a pas caché sa satisfaction du fait que son établissement a été réfectionné et équipé dans le cadre du projet. « La réfection totale de l’école donne une bonne visibilité à cet établissement.

L’Ecole est devenue propre et présentable. L’établissement vit maintenant», a-t-il déclaré.
En ce qui concerne la formation, il est d’avis que les policiers formés dans son école ont acquis des connaissances sur le respect des droits de l’homme et l’encadrement des enfants dans les mines, y compris la coopération avec d’autres services miniers.

Bénéficiaire de la formation dans cette école, Charles Jalo Kiza, a affirmé que «Je suis fier de faire partie de cette formation car j’avais réellement des lacunes sur les notions des polices des mines et hydrocarbures». Grâce à cette formation, dit le policier, il a compris que les femmes enceintes et les enfants ne doivent pas travailler dans les sites miniers. «Aujourd’hui, je sais aussi comment s’effectue la chaine d’approvisionnement des minerais. Cela me permettra de mieux effectuer la traçabilité des minerais», a-t-il ajouté.

Outre la formation, quatre nouveaux commissariats dédiés aux escadrons des mines sont en cours de construction à Butembo, Lubero, Numbi et Katogota. Ces ouvrages seront équipés et mis à la disposition des unités nouvellement formées et déployées. En 2021, quatre bâtiments neufs avaient déjà été mis en service lors de la première phase du projet au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.

A côté de ces infrastructures, des systèmes d’approvisionnement en eau seront érigés pour faciliter l’accès à l’eau potable en faveur de la population locale et aux services de la Police des Mines. Question de contribuent également au rapprochement entre la population et la police.

Ce projet contribue à renforcer les mécanismes de gouvernance sécuritaire à travers la mise en place de trois nouveaux Conseils Locaux pour la Sécurité de Proximité (CLSP) qui sont des structures permettant de résoudre les problématiques sécuritaires de façon inclusive et participative. Le but est d’atténuer les tensions entre les communautés et les acteurs miniers, tout en travaillant sur la mise en place de plans locaux de sécurité élaborés et validés notamment dans les zones de Butembo, Lubero et Bukavu.