Nord et Sud-Kivu : une rentrée sous crise sécuritaire
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Par LM
Les élèves ont repris le chemin de l’école hier lundi 1er septembre 2025 sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Les cours ont repris également dans les provinces du Nord-Kivu et de Sud-Kivu dont plusieurs territoires sont sous occupation des rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23). Mais cette rentrée n’est effective que dans les écoles privées. Dans les établissements publics, les enseignants ont opté pour le boycott. Plus précisément dans les écoles de Butembo et dans le territoire de Beni, dans la province éducationnelle Nord-Kivu 2.
Lors d’une assemblée générale extraordinaire, les enseignants du territoire de Beni se sont opposés à cette reprise des cours, réclamant l’augmentation de leurs salaires jusqu’à 500 Usd, la suppression des zones salariales, le payement des enseignants nouvelles unités (NU) et non payés (NP), la retraite honorifique des enseignants, la prime d’itinérance des inspecteurs, etc. Dans la ville de Beni, les revendications concordent mais les enseignants étaient présents dans des écoles. Ils ont donné un ultimatum de 6 jours au gouvernement congolais de répondre à leurs revendications, faute de quoi ils seront eux aussi obligés de sécher les cours.
Dans le territoire de Lubero, les mêmes revendications sont au menu. Mais les enseignants vont au delà en plaidant pour le retrait des hommes armés dans les écoles, afin de permettre aux élèves d’étudier sans inquiétude. Cette demande est soutenue par la Ligue des femmes du Nord-Kivu, une organisation féminine. » Nous plaidons pour la sécurisation des endroits où il y a des écoles. Il y a des enfants qui passent dans des eucalyptus où logent les militaires armés, et ils sont effrayés. Ils ont tendance à fuir l’école et rester à la maison. Que le gouvernement nous aide en faisant déplacer les camps militaires au tour des écoles », a plaidé Kawalina Angel, membre de la Ligue de femmes du Nord-Kivu.
Les autorités militaires avaient déjà entamé l’opération d’identification des soldats se trouvant dans des maisons des civils, afin de les délocaliser dans des camps militaires. Lors de sa visite d’itinérance dans le territoire de Lubero, le gouverneur du Nord-Kivu, Kakule Somo Evariste, avait promis de travailler sur la question de la relocalisation des positions militaires se trouvant près des établissements scolaires.






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