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Après Washington et Doha : La crise sécuritaire en RDC débattue à Paris

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Après Washington et Doha : La crise sécuritaire en RDC débattue à Paris

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Par Carroll MADIYA

Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a pris part, hier jeudi 30 Octobre 2025 à Paris en France, aux côtés de plusieurs dirigeants du monde, à la « Conférence de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs ».

Initiée par le Président français, Emmanuel Macron, en étroite collaboration avec le Togo, dont le Président du Conseil des ministres est le médiateur désigné de l’Union africaine dans la crise dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), cette conférence de Paris a replacé la question congolaise au centre du débat international. Elle reconnaît la nature de la crise sécuritaire en RDC et s’est fixé pour objectif de mobiliser la communauté internationale autour d’une paix juste, durable et conforme au droit international.

Tout en saluant les négociations et médiations que mènent les États-Unis d’Amérique à Washington et le Qatar, à Doha, Paris vient aussi s’aligner, face aux mutations géopolitiques, stratégiques et économiques, à travers cette conférence.


Au cours de cette rencontre, plusieurs organisations humanitaires internationales ont décrit la gravité de la situation humanitaire, notamment dans l’Est de la RDC.

Des ONGs plaident pour une mobilisation financière humanitaire

Dans leurs différentes déclarations, ces ONG ont surtout plaidé pour la mobilisation financière visant à venir en aide aux millions de déplacés, victimes des violences armées en cours.

 » L’indicateur de réussite, ça sera avoir une mobilisation financière la plus importante possible, et c’est ça l’indicateur de réussite. Dans chaque crise humanitaire, c’est clairement les financements qu’on peut recueillir et passer de 14 % à un pourcentage qui soit le plus proche possible, des 100 %. On n’y sera pas à 100 %, mais en tout cas qu’on puisse monter le plus haut possible, parce que derrière ça, c’est des associations, c’est des ONG, des organismes des Nations Unies qu’on finance et ce sont des vies qui seront sauvées « , a indiqué mardi 28 octobre 2025, Jérémy Robert, conseiller Afrique d’Emmanuel Macron au cours d’un briefing de presse à Paris.

Le Rwanda représenté par son Ministre des Affaires étrangères

Plusieurs pays africains ont participé à ladite Conférence organisée au Centre de Conférence ministériel du ministère français des Affaires étrangères, à Paris.
La rencontre, présidée par le Chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi, a réuni des délégations de haut niveau venues de toute la région.

Le Burundi a été représenté par Édouard Bizimana, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au développement.
Le Rwanda a délégué Olivier Nduhungirehe, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

L’Ouganda a participé avec Jacob Oboth-Oboth, ministre de la Défense, représentant le Gouvernement du Président Yoweri Museveni.
Le Kenya a été représenté par Charles Keter, envoyé spécial du Président kényan pour la région des Grands Lacs. Le Congo-Brazzaville a envoyé Jean-Claude Gakosso, ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger.

Le Togo, invité spécial à la conférence, a été présent à un niveau élevé avec Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil de la République, et Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur.