Discours sur l’état de la Nation : Félix Tshisekedi accuse le Rwanda de violer l’Accord de paix
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Par Carroll Madiya
Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est adressé, hier lundi 8 décembre, aux deux chambres du Parlement réunies en congrès au Palais du Peuple. Ce rendez-vous solennel, inscrit dans la Constitution, intervient dans un contexte particulier marqué par la signature récente de l’accord de paix entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda, destiné à mettre fin aux conflits armés dans l’est du pays. Tous les secteurs ont été abordés : sécurité, politique intérieure, diplomatie, économie, social. L’objectif est de dresser un bilan des actions menées et de tracer les perspectives pour l’année 2026.
Des hommages aux FARDC et Wazalendo
Dès l’ouverture de son allocution, le chef de l’État a salué la « résistance farouche » des Forces armées congolaises et des combattants Wazalendo, à qui il a rendu hommage pour leur engagement sur la ligne de front. Félix Tshisekedi a ensuite tenu à clarifier la nature du conflit. « Il ne s’agit pas d’une rébellion interne, mais d’une agression par procuration », a-t-il déclaré, accusant une nouvelle fois le Rwanda de soutenir militairement le M23 et de violer les engagements pris dans l’accord de paix signé à Washington le 4 décembre 2025. Une accusation qui réaffirme la position officielle de Kinshasa, pour qui les violences se rapprochent d’une intervention extérieure plutôt que d’un soulèvement armé national. Dès l’ouverture de son allocution, le chef de l’État a salué la « résistance farouche » des Forces armées congolaises et des combattants Wazalendo, à qui il a rendu hommage pour leur engagement sur la ligne de front.
Persistance des affrontements malgré l’Accord signé
Félix Tshisekedi a ensuite tenu à clarifier la nature du conflit. « Il ne s’agit pas d’une rébellion interne, mais d’une agression par procuration », a-t-il déclaré, accusant une nouvelle fois le Rwanda de soutenir militairement le Mouvement du 23 Mars (M23) et de violer les engagements pris dans l’accord de paix signé à Washington le 4 décembre.
Une accusation qui réaffirme la position officielle de Kinshasa, pour qui les violences se rapprochent d’une intervention extérieure plutôt que d’un soulèvement armé national. Le président a également reconnu la persistance des affrontements malgré les avancées diplomatiques récentes, regrettant que les efforts consentis jusque-là n’aient pas permis de faire taire les armes.
Aucun partage de souveraineté consacré dans l’Accord de paix
Répondant aux critiques entourant les accords de Washington, Félix Tshisekedi a assuré que ceux-ci ne portaient atteinte ni à la souveraineté congolaise, ni à l’intégrité territoriale du pays. « Ils ne consacrent aucun partage de souveraineté, ni aucune prétention sur nos terres ou nos ressources », a-t-il insisté, affirmant que la justice poursuivrait « son cours jusqu’au bout ». Il a présenté ces engagements non comme une concession, mais comme un levier diplomatique destiné à ramener la paix.
Le Président Félix Tshisekedi a fixé quatre priorités pour sortir de la crise à l’Est de la RDC : retrait total des forces étrangères ; lutte contre les circuits financiers de la violence et l’exploitation illicite des minerais ; protection des civils ; et garantie de l’accès humanitaire.







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