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Rentrée environnementale en RDC : Les participants appellent à la révision du Code forestier

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Rentrée environnementale en RDC : Les participants appellent à la révision du Code forestier

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Par Carroll Madiya

La première « Rentrée environnementale » de la République Démocratique du Congo à eu lieu le mardi 20 janvier 2026 à Kinshasa. Placée sous le thème « l’avenir du secteur forestier congolais à l’ère des thématiques émergentes », cette édition inaugurale a été organisée par l’ONG Juristes pour l’Environnement au Congo (JUREC), en collaboration avec le ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC).

L’objectif de cette rencontre été de structurer une réflexion collective sur les défis prioritaires du secteur forestier pour l’année 2026 et proposer des actions concrètes pour y répondre. Plusieurs exposés ont ponctué la journée, abordant le thème central, l’état d’avancement de la Politique Forestière Nationale (PFN), le Code forestier ainsi qu’une introduction au concept d’écocide en droit congolais. Représentant le Secrétaire général du MEDD-NEC, Claudel Kinyama a lancé un appel à une mobilisation structurée pour relever les défis du secteur et renforcer la justice environnementale. « Face à la déforestation, à l’exploitation illégale et aux effets du changement climatique, la RDC doit fédérer l’ensemble des acteurs autour d’un cadre concerté afin d’harmoniser les réformes forestières et garantir un avenir durable à son patrimoine», a-t-il déclaré.

JUREC plaide pour une planification inclusive

Dans son mot de circonstance, Félix Crédo Lilakako, Président du Conseil d’administration de JUREC, a plaidé pour une planification stratégique et inclusive. « La Rentrée environnementale se veut un cadre de réflexion et d’orientation stratégique permettant au pays de clarifier ses priorités, d’harmoniser les interventions des acteurs et d’anticiper les réformes majeures du secteur face aux thématiques émergentes », a-t-il souligné. Ces assises ont permis aux experts de présenter leurs analyses et à l’ensemble des parties prenantes d’exprimer observations et recommandations.

Les recommandations

L’objectif partagé est de contribuer à l’aboutissement, au cours de l’année 2026, des réformes en cours pour que le secteur forestier joue pleinement son rôle dans l’économie nationale, au bénéfice des communautés locales et des peuples autochtones. Parmi les principales recommandations formulées par les participants figurent entre autres, l’enrichissement du projet de Politique Forestière Nationale et l’organisation urgente d’un atelier de pré-validation pour recueillir les avis de toutes les parties prenantes avant son adoption définitive par le gouvernement ; la révision du Code forestier, soit de manière globale, soit par une modification ciblée de dispositions jugées obsolètes ou inadaptées.
Selon les organisateurs, ces recommandations seront transmises en priorité au gouvernement via le MEDD-NEC, ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers afin de mobiliser les ressources nécessaires à la finalisation des réformes. Les participants ont, par ailleurs, insisté sur l’urgence d’adopter la politique forestière nationale dans les meilleurs délais pour éviter un cycle interminable de discussions et passer à l’action.