RDC – Rwanda : Lomé évalue le processus de paix à l’Est
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Par LM
À l’initiative de Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil des ministres de la République togolaise et médiateur principal désigné par l’Union africaine (UA) pour l’Est de la République démocratique du Congo, la ville de Lomé a accueilli, du dimanche 7 juin 2026 au lundi 8 juin 2026, la session technique de la réunion semestrielle d’évaluation du processus de paix et de la situation sur le terrain dans l’Est de la République démocratique du Congo. Cette nouvelle rencontre diplomatique, réunissant plusieurs parties et organisations impliquées dans cette crise, est intervenue près de six mois après la précédente tenue dans la même ville, dans un contexte marqué par un statu quo dans la dynamique diplomatique et la poursuite des hostilités sur le terrain entre la rébellion AFC/M23, soutenue par le Rwanda, et les forces gouvernementales congolaises.
Ces affrontements continuent de faire des victimes et de provoquer le déplacement de milliers de personnes, aussi bien à l’intérieur du pays que vers les États voisins. D’après le Système des Nations Unies au Togo et Coumba D. Sow, coordonnatrice résidente des Nations Unies au Togo, qui ont annoncé la nouvelle sur leurs comptes X respectifs, les représentants du Secrétaire général de l’ONU pour la région des Grands Lacs, Huang Xia, et pour la RDC, James Swan, également chef de la MONUSCO, ont participé à cette session technique de la réunion semestrielle d’évaluation du processus de paix et de la situation dans l’Est de la RDC, à l’invitation du médiateur de l’Union africaine, Faure Gnassingbé.
À l’ouverture des travaux, rapporte le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur du Togo sur son compte X, M. Yackoley Kokou Johnson, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Coopération et des Togolais de l’extérieur, a réaffirmé l’engagement du Togo en faveur d’une résolution durable de la crise à travers une approche africaine concertée. Selon le ministre délégué, toutes les initiatives contribuant au retour de la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo méritent d’être encouragées, à condition qu’elles s’inscrivent dans une dynamique constructive et en cohérence avec les objectifs de la médiation africaine.
Il a également rendu un hommage appuyé au président du Conseil de la République togolaise et médiateur désigné dans ce dossier, Faure Essozimna Gnassingbé, pour son implication constante en faveur du dialogue, de la paix et de la stabilité régionale. « Pour le Togo, toutes les contributions à la paix à l’Est de la République démocratique du Congo, pour peu qu’elles soient constructives et en cohérence avec les idéaux et objectifs de la médiation africaine, méritent d’être saluées et davantage capitalisées pour le bonheur des populations civiles et le retour de la confiance entre les acteurs. Je voudrais ici rendre un vibrant hommage à Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil et médiateur, pour son engagement résolu inscrit dans une approche authentiquement africaine, cohérente et coordonnée, qui privilégie le dialogue et l’inclusion de tous les acteurs », a-t-il souligné à l’ouverture des travaux.
Uhuru Kenyatta supervise le dialogue avec les groupes armés locaux. De son côté, l’ancien président botswanais Mokgweetsi Masisi est responsable des questions liées à la coopération économique régionale, tandis que l’ancienne présidente de transition de la République centrafricaine, Catherine Samba-Panza, pilote les dossiers relatifs à la société civile, à la réconciliation et aux questions de genre.
Le dispositif comprend également un Secrétariat conjoint indépendant associant le Togo, l’Union africaine, la Communauté d’Afrique de l’Est, la Communauté de développement de l’Afrique australe et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). La Commission de l’Union africaine assure, pour sa part, la coordination avec les partenaires internationaux, notamment les Nations Unies, le Qatar, l’Union européenne ainsi que le Groupe des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies, précise le document.








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