Insécurité dans le parc des Virunga : L’ICCN appelée en renfort aux côtés des FARDC pour traquer les ADF
Partager
Par Armando MANANASI
Face à la persistance de l’insécurité dans la région de Beni, dans la province du Nord-Kivu, la société civile locale sollicite une approche collaborative accrue pour neutraliser les poches de résistance des terroristes des Forces démocratiques alliées (ADF). Les forces vives du secteur de Ruwenzori ont officiellement plaidé pour une implication opérationnelle renforcée des écogardes de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) aux côtés des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).
Selon le président de la société civile du secteur de Ruwenzori, Ricardo Rupande, les éco-gardes possèdent une maîtrise approfondie et stratégique de l’écosystème forestier du Parc National des Virunga, un espace protégé souvent utilisé par les assaillants comme sanctuaire pour planifier leurs incursions meurtrières contre les populations civiles.
Connaissance du terrain pour couper les lignes de ravitaillement
Les structures citoyennes estiment que la synergie entre l’armée régulière et les gardes-parcs permettrait de mener des patrouilles de combat plus efficaces et d’anticiper les mouvements de l’ennemi. Grâce à leur formation paramilitaire et leur habituation aux zones denses de la jungle, les éléments de l’ICCN sont jugés capables d’apporter une haute valeur ajoutée aux opérations d’encerclement menées par les troupes loyalistes de la RDC.
L’objectif de ce plaidoyer est également de couper définitivement les lignes de ravitaillement des rebelles ougandais ADF, qui profitent des zones d’accès difficile du parc pour installer des bastions logistiques et des bases de repli après avoir commis des exactions dans les localités périphériques.
Sécuriser les agriculteurs et relancer l’économie locale
Au-delà de l’aspect purement militaire, cette demande d’appui formulée par la société civile vise à restaurer un climat de confiance pour la reprise des activités économiques régionales. La persistance des massacres et des kidnappings dans le Ruwenzori a contraint des milliers de paysans à abandonner leurs champs de cacao, de café et de cultures vivrières, aggravant la crise humanitaire. En associant l’ICCN à la sécurisation des axes de pénétration du parc, la population espère un retour progressif de l’autorité de l’État dans ces zones de production agricole, permettant ainsi aux agriculteurs de regagner leurs terres en toute sécurité.








Visit Today : 687
Visit Yesterday : 3650
This Month : 85137
This Year : 565933
Total Visit : 2697341
Hits Today : 1532
Who's Online : 19