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Leader du célèbre groupe Village PeopleVictor Willis décédé

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Leader du célèbre groupe Village PeopleVictor Willis décédé

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Par YHR

Le chanteur étasunien Victor Willis, leader du groupe Village People, est décédé le mardi 30 juin d’une  » courte mais agressive maladie « , comme l’a annoncé son épouse, qui a rendu publique la nouvelle de sa mort sur les comptes du groupe sur les réseaux sociaux. Willis, c’était le policier ou l’officier de marine au sein de cette formation musicale phare.

L’artiste- musicien, né le 1er juillet 1951 à Dallas , au Texas, était le chanteur principal et le coauteur des plus grands succès du groupe. Willis avait un temps quitté le groupe en 1980, aux prises avec des problèmes de toxicomanie. Il avait plaidé coupable de détention de cocaïne devant un tribunal de San Francisco, en 2006.

Le groupe issu du quartier branché new yorkais de Greenwich Village, créé par un duo de producteurs français, Jacques Morali et Henri Belolo, a connu un immense succès à la toute fin des années 1970. Avec leur disco costumé, ils réunissent des membres qui s’incarnent en policier, cow-boy, ouvrier en bâtiment, motard, soldat ou en Indien. Leurs tubes sont alors » Macho Man « ,  » I Am What I am « ,  » In the navy  » et bien sûr,  » YMCA « .

Hymne gay dès sa sortie en 1978, le tube  » YMCA  » avait connu une étrange seconde vie pour le moins inattendue. Il avait été récupéré par Donald Trump, avec l’aval du groupe, reniant sa signification originelle. La célèbre chanson disco était devenue associée à la victoire du candidat républicain pour son second mandat. Ce dernier avait à plusieurs reprises esquissé quelques maladroits pas de danse sur scène, entouré de membres du groupe, redonnant au titre une seconde jeunesse.

La chanson, composée par le leader Victor Willis ainsi que par le duo de producteur à l’origine du groupe, incarnait pourtant à l’origine un hymne de la communauté homosexuelle masculine. Entre des codes gays et costumes stéréotypés, son refrain évocateur ne dupait personne :  » C’est amusant de séjourner au YMCA/Ils ont tout pour que les jeunes hommes s’amusent/Tu peux passer du temps avec tous les garçons.  » Paroles aux antipodes des positions conservatrices du locataire de la Maison-Blanche.

 » YMCA  » n’est pas un hymne gay, avait pourtant répété depuis son parolier Victor Willis, annonçant même en décembre 2024 qu’il comptait poursuivre en justice tous ceux qui prêteraient cette signification à la chanson.  » Laissons une chance au président Trump, indépendamment de ce que vous avez pu penser de lui dans le passé. Voyons ce qu’il va faire à l’avenir et, s’il prend des mesures pour restreindre les droits des LGBTQ+, les Village People seront les premiers à s’exprimer « , avait-il écrit sur Facebook. Mais après les violations notamment des droits des personnes trans par la seconde administration Trump, l’homme a brillé par son silence.

Le tube avait déjà été utilisé lors des meetings républicains en 2020, ce que son co-auteur – aussi parfois déguisé en officier de marine- n’avait pas apprécié. Après son revirement pour des raisons financières et sa réponse favorable à l’invitation de Donald Trump de participer à son investiture, les critiques ont plu.

 » Village People se produira aussi bien pour les démocrates que pour les républicains. Nous ne sommes pas un groupe politique.
Nous ne l’avons jamais été et nous ne le serons jamais, même si certains d’entre vous essaient de nous faire passer pour tels « , avait rétorqué Willis.
Le chanteur avait été l’époux, de 1978 à 1982, de l’actrice et chanteuse Phylicia Rashad, connue pour son rôle de l’avocate Clair Huxtable, dans  » The Cosby Show « . Le 17 novembre 2007, il s’est marié à Karen Huff, une avocate.