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8 000 FC imposés par André Kimbuta : les parents d’élèves asphyxiés

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8 000 FC imposés par André Kimbuta : les parents d’élèves asphyxiés

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Une mini-enquête effectuée dans quelques établissements scolaires de la ville de Kinshasa a permis de recueillir les réactions des tuteurs et parents d’élèves face au paiement des  frais imposés par l’autorité politique. La plupart des tuteurs et parents interrogés à ce sujet ont commencé par se plaindre des difficultés qu’ils éprouvent encore pour payer les frais de contribution au fonctionnement des écoles.

Ils ont, en outre, surtout fustigé la décision prise par le gouverneur de la ville de Kinshasa qui a imposé le paiement d’une bagatelle de 8 000 FC par élève, à chaque trimestre. Cette somme est jugée exorbitante et inutile par les tuteurs et parents, en général, et ceux qui sont obligés de payer pour 2 ou plusieurs élèves à la fois, en particulier.

Tous les élèves sont appelés à payer ce montant, aussi bien dans les écoles publiques que dans les écoles privées. Pour leur part, les observateurs ne cessent de se poser la question de savoir ce que le gouverneur de la ville fait exactement avec cet argent.

Pareille question mérite d’être posée dans la capitale congolaise où l’Hôtel de Ville est incapable de veiller au maintien de la propreté dans les milieux scolaires et d’évacuer les tas d’immondices déversés chaque jour devant ou dans l’enceinte de ces écoles.

Le cas le plus ahurissant est celui des écoles publiques situées le long de l’avenue Ngiri-Ngiri ; au croisement des avenues Forces et Assossa, dans la commune de Kasa Vubu ; etc.

Les élèves qui fréquentent ces établissements scolaires sont à la merci des odeurs nauséabondes dégagées par ces puanteurs, au risque de tomber malades. Le gouverneur de la ville a donc à annuler sa mesure et à  sauver la vie de ces enfants, en évacuant chaque jour ces immondices car, ils constituent un danger permanent pour la santé publique.

En bon patriote, le gouverneur de la ville aurait dû chercher à contribuer financièrement au fonctionnement des écoles tant publiques que privées de son ressort administratif, afin de prêter main forte aux tuteurs et parents d’élèves.

Cette contribution serait un secours indéniable pour les nombreuses familles confrontées à d’énormes difficultés de survie, dans un contexte socioéconomique marqué par la dévaluation toujours inquiétante de la monnaie locale par rapport à la devise américaine, ainsi que la hausse des prix des services et des biens de consommation courante.

Par Marcel Tshishiku

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