Hôpital général de référence de Makala : le manque d’eau potable source de maladies diverses
Partager
C’est depuis 2015 que les patients de l’hôpital général de référence de Makala, communément appelé » Sanat » éprouvent d’énormes difficultés pour s’approvisionner en eau potable. La plupart des patients font appel aux différents agents de la sécurité, ainsi qu’aux malades déjà guéris mais qui continuent à vivre à l’hôpital, faute de moyens financiers. Ces derniers aident les patients à trouver de l’eau, moyennant la somme de 500FC par bidon de 25 littres
Des sources proches de la REGIDESO renseignent que la cause principale du manque d’eau à l’hôpital de référence de Makala est le vieillissement des motopompes, ainsi que l’absence de courant électrique dans cette partie de la capitale. » A l’époque, le centre de distribution d’eau de Makala disposait de trois motopompes. Présentement l’un d’eux se trouve dans un état de détérioration.
A l’heure actuelle le centre de distribution d’eau de makala ne compte que deux motopompes. Ces derniers sont incapables d’alimenter toute la population y compris l’hôpital Général de référence de makala. Actuellement le centre de distribution de makala a besoin de cinq motopompes pour assurer la distribution d’eau en grande quantité. Le courant électrique doit de même être permanent pour une bonne pression des motopompes. » a fait savoir un agent de la REGISO.
A en croire un des médecins généralistes de cette institution médicale, le manque d’eau potable dans un hôpital de référence peut provoquer chez les patients des » infections nosocomiales « . Celles-ci sont des infections contractées par les patients durant leur hospitalisation, à la suite de mauvaises conditions hygiéniques. Selon ce médecin, ces infections peuvent se développer tant chez les patients que le corps médical, car le personnel soignant doit nettoyer ses mains aussitôt qu’il touche un patient.
La même source indique que les mauvaises conditions d’hygiène sont à la base de certaines maladies dites maladies des mains sales tels que : la fièvre typhoïde, l’amibiase et maladies intestinales. » La transmission de la tuberculose se fait rapidement d’un patient à un autre lorsque la salle d’hospitalisation est moins aérée. » A-t-il ajouté.
Daddy Katondoko, un des patients du département de chirurgie, a fait savoir que cette insalubrité subsiste même dans les installations hygiéniques. Il a aussi pointé du doigt le manque d’eau potable comme origine des mauvaises conditions d’hygiène. Un malade, après avoir été aux lieux d’aisance, doit en principe y jeter de l’eau pour en assurer la propreté. Mais, les excréments jonchent les installations hygiéniques. Ce manque d’attention sur le plan sanitaire de la part des autorités entraine beaucoup de maladies.
Au départ, la vocation de cet hôpital était de traiter uniquement les tuberculeux. De nos jours, le sanatorium est devenu un hôpital général de référence. Il comprend actuellement la médecine interne, avec le service comme celui de l’hospitalisation, soins intensifs et la salle d’urgence. La chirurgie comprenant la salle de réanimation, le bloc opératoire et la chirurgie homme et femme.
La pédiatrie comprend l’urgence de la pédiatrie et l’hospitalisation, la gynécologie, la maternité et les services spéciaux tels que l’ophtalmologie, le buccodentaire, la kinésithérapie, ainsi que le service de la nutrition. Créé en 1956, l’hôpital général de référence de Makala est actuellement dirigé par le médecin directeur, Dr Mpombolite Isondel.
Par Ben Dibanzilua /C.P






Visit Today : 2399
Visit Yesterday : 0
This Month : 2399
This Year : 925675
Total Visit : 3057083
Hits Today : 7083
Who's Online : 34