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A l’initiative d’Evariste Ndayishimiye, président en exercice de l’UA : L’Opposition congolaise en consultations à Bujumbura

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A l’initiative d’Evariste Ndayishimiye, président en exercice de l’UA : L’Opposition congolaise en consultations à Bujumbura

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Par DMK

Plusieurs figures de l’Opposition congolaise séjournent, depuis le week-end dernier, à Bujumbura, capitale économique du Burundi, à l’invitation du Président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union Africaine, pour des consultations sur la crise politique, sécuritaire et institutionnelle en RDC. Au nombre de ces opposants figurent les leaders de la Coalition Article 64 (C 64) qui, dans un communiqué publié vendredi dernier, ont annoncé avoir reporté au 22 juillet 2026 la marche pacifique initialement prévue pour le 8 juillet.

Martin Fayulu, Delly Sessanga et Jean-Marc Kabund font partie des acteurs politiques de C 64 qui sont déjà présents à Bujumbura, tandis que Moîse Katumbi, leader d’Ensemble, aurait délégué son Secrétaire Général Bolengetenge. Ces opposants auxquels se seraient joints d’autres, comme Augustin Matata Ponyo, affirment avoir fait le déplacement plus pour écouter le plan de sortie de crise soutenu par leur hôte en sa qualité de président en exercice de l’Union Africaine.

Des échos en provenance de ce pays voisin font aussi état de la présence de Dr Denis Mukwege, Prix Nobel de la paix 2018, des délégués de la Conférence Episcopale nationale du Congo (CENCO) qui a malheureusement perdu sa stature d’église au milieu du village, ainsi que l’Eglise du Christ au Congo (ECC).

Imminence du Dialogue national

Ces consultations interviennent quelques jours après la visite de deux jours que le Chef de l’Etat burundais a récemment effectuée à Kinshasa. Outre son message de solidarité au peuple congolais à l’heure où l’Est de la RDC fait face à une nouvelle épidémie à virus Ebola, Evariste Ndayishimiye avait également eu à échanger avec le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo sur la crise sécuritaire qui sévit depuis des années dans la région des Grands Lacs.

Les consultations de Bujumbura seraient-elles annonciatrices de la tenue imminente d’un Dialogue politique en RDC ? Rien n’est moins sûr. Surtout quand on sait que le Président Félix Tshisekedi a également mis à profit le week-end pour aller échanger avec le Président Denis Sassou Nguesso, à Brazzaville. Officiellement, l’entretien entre les deux Chefs d’Etat a porté sur la riposte contre l’épidémie d’Ebola et la coopération bilatérale. Mais, il est possible qu’ils aient aussi évoqué les enjeux politiques et sécuritaires.
Pour en venir aux consultations initiées par Evariste Ndayishimiye, on en saura davantage au retour des acteurs qui prennent part à ces assises. Mais, on sait que l’Opposition congolaise, dans son ensemble, ne veut pas adhérer à toute possibilité de donner un troisième mandat à l’actuel Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Pour sa part, Kinshasa considère que, s’il faut tenir un Dialogue national, cela ne devrait pas donner carte blanche aux terroristes de l’AFC/M 23, à cause des massacres massifs, viols et crimes contre l’humanité que ces derniers ont commis et continuent à commettre dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Ce qui porte à croire que l’ancien Président Joseph Kabila, condamné à mort par la justice militaire et reconnu comme parrain de ce groupe armé, ne sera pas convié aux consultations de Bujumbura, encore moins au Dialogue national, si ce Forum tant réclamé par l’Opposition doit se tenir.