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Atteinte à la liberté de la presse dans le Maniema : Deux journalistes grièvement blessés lors d’un reportage

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Atteinte à la liberté de la presse dans le Maniema : Deux journalistes grièvement blessés lors d’un reportage

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Deux journalistes ont été grièvement blessés par une grenade offensive lancée par un policier pendant qu’ils couvraient une manifestation de la population locale qui voulait lapider deux présumés voleurs de chèvres.

Selon les informations parvenues à l’ONG Journaliste en Danger (JED), Roger Ebolinda et Sefu Kabemba, journalistes à la Radio Haki Za Bin Adamu et Radio Inter Viens et Vois, stations émettant à Kindu, chef-lieu de la province du Maniema (Est de la RDC) faisaient partie d’un groupe de sept journalistes de la ville de Kindu qui se rendaient en reportage, le 9 mars 2017, à la rive gauche du fleuve Congo, précisément dans la commune d’Alunguli.

Arrivés au Beach, ils ont trouvé une altercation entre des éléments de la police et la population locale. Très en colère et voulant se faire justice, cette population  voulait  lapider deux présumés voleurs de chèvres. Les agents de la police qui étaient sur place dispersaient les manifestants à l’aide des gaz lacrymogènes. Pendant que cet événement se produisait, un groupe de journalistes étaient en train de filmer.

Sans se limiter à disperser les manifestants, deux policiers ont lancé des grenades offensives contre le groupe de journalistes alors qu’ils n’étaient même pas dans la foule. Les éclats de cette grenade ont grièvement blessé Roger Ebolinda à la jambe  droite et Sefu Kabemba au talon gauche.

Saignant abondamment, les journalistes ont été conduits urgemment admis à l’hôpital général de référence de Kindu où ils sont admis pour des soins appropriés. Journaliste en danger (JED) a condamné énergiquement cette attaque délibérée qui a visé les journalistes alors qu’ils faisaient leur travail de reportage.

Cette ONG de droits des journalistes exige que des sanctions soient prises à l’endroit de ces éléments de la police responsables de cette atteinte à l’intégrité physique des professionnels des médias.

Par Thony Kambila

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