Radicalisant leur mouvement de grève : Les agents de la SCPT réclament 17 mois d’arriérés de salaires
Partager
Par Armando MANANASI
La paralysie totale se poursuit à la Société congolaise des postes et télécommunications (SCPT). Déclenché depuis le début de la semaine, le mouvement de grève générale initié par les agents de cette entreprise publique se maintient sans interruption. Déterminés à faire entendre leur voix, les travailleurs maintiennent une forte pression sur la tutelle et les autorités nationales, alignant plusieurs revendications jugées non négociables pour la survie de cette structure stratégique de l’État.
Au cœur de cette fronde sociale, les grévistes exigent sans équivoque le départ immédiat de l’actuelle direction générale. Cette dernière est ouvertement accusée de mauvaise gouvernance et de manquements répétés vis-à-vis des engagements sociaux pris envers le capital humain de l’entreprise.
Des accords non respectés
Le principal point de discorde repose sur une crise salariale profonde. Les agents réclament le paiement de 17 mois d’arriérés de salaires, une accumulation d’impayés qui plonge désormais des centaines de familles d’employés dans une précarité financière et sociale extrême.
À cela s’ajoute la dénonciation du non-respect systématique du protocole d’accord précédemment conclu entre les représentants du personnel et les dirigeants de la SCPT. Selon les syndicats, les clauses et engagements consignés dans ce document transactionnel sont restés lettre morte, ce qui a fini par cristalliser un climat de méfiance et de profonde frustration au sein des différents services de la société.
Spoliation du patrimoine patrimonial
Au-delà des revendications purement salariales, le cahier des charges des manifestants égratigne sévèrement le mode de gestion globale de l’ex OCPT.
Les grévistes dénoncent une gestion » opaque et calamiteuse « . Plus grave encore, les responsables de l’entreprise sont accusés par les travailleurs de procéder à la vente illicite et clandestine de plusieurs biens immobiliers et actifs appartenant au patrimoine de la société, des pratiques jugées préjudiciables à la relance de cet opérateur historique des télécommunications.
À ce jour, aucune issue de crise n’est encore perceptible et le dialogue social semble totalement rompu. Les agents de la SCPT campent sur leurs positions et conditionnent toute reprise du travail par une réponse concrète à leurs exigences. De son côté, la direction générale s’est emmurée dans le silence, refusant pour l’instant de s’exprimer publiquement sur les graves accusations portées contre elle.




Visit Today : 610
Visit Yesterday : 4811
This Month : 90232
This Year : 468594
Total Visit : 2600002
Hits Today : 936
Who's Online : 37