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59e Session de l’ONU sur la population : Guylain Nyembo réaffirme l’engagement de la RDC pour une transformation durable

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59e Session de l’ONU sur la population : Guylain Nyembo réaffirme l’engagement de la RDC pour une transformation durable

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Par Tantia Sakata

Le Ministre d’Etat en charge du Plan et de la Coordination de l’Aide au développement, Guylain Nyembo, a représenté la République démocratique du Congo à la 59e session de la Commission de la population et du développement des Nations Unies, tenue à New York (États-Unis) du 13 au 17 avril 2026. Intervenant lors du débat général à l’ouverture des travaux, il a réaffirmé la détermination de la RDC à améliorer durablement les conditions de vie de sa population. Il a notamment souligné que la jeunesse, l’accès aux services sociaux de base et l’utilisation de la donnée constituent des piliers centraux de l’action publique, indique une dépêche de la Cellule de communication du ministère du Plan.

Dans son intervention, Guylain Nyembo a énuméré plusieurs réalisations et chantiers structurants, dont la scolarisation de plus de 24 millions d’enfants rendue possible grâce à la gratuité de l’enseignement, le déploiement progressif de la Couverture santé universelle, la mise en place d’un Registre social unique et la préparation du prochain Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2). Selon lui, ces mesures constituent autant de leviers pour élaborer des politiques publiques plus justes, plus efficaces et orientées vers les résultats.

Le Ministre d’Etat a également insisté sur le rôle des technologies numériques et de la donnée, présentées comme un moyen essentiel pour mieux cibler les populations vulnérables et accélérer la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD).

Une réunion parallèle sur la mortalité maternelle

En marge de la session, Guylain Nyembo a pris part à une réunion parallèle consacrée au thème :  » L’infrastructure de la survie : le rôle de la planification nationale dans l’éradication de la mortalité maternelle en République démocratique du Congo « .

Ce cadre d’échanges a réuni des décideurs africains ainsi que des partenaires internationaux autour d’un objectif : mettre fin aux décès maternels évitables en Afrique. Au cours de son intervention, le ministre d’État a mis en avant la planification comme levier stratégique pour faire évoluer les systèmes de santé et sauver des vies en RDC.

Face à une situation encore préoccupante, la RDC a plaidé pour une démarche structurée fondée sur quatre axes prioritaires : le renforcement du financement domestique via la Couverture santé universelle et des mécanismes innovants de mobilisation des ressources ; l’accélération des investissements dans les infrastructures de proximité à travers le Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T) ; la digitalisation des systèmes de santé ; et un engagement politique assumé plaçant la santé maternelle au rang des priorités nationales.

Dans un contexte où l’Afrique concentre encore près de 70 % du fardeau mondial de la mortalité maternelle, malgré des progrès notables, Guylain Nyembo a appelé à un changement de paradigme : passer d’une dépendance à l’aide à une véritable souveraineté sanitaire africaine, portée par des investissements durables.
 » Aucune femme ne devrait perdre la vie en donnant la vie « , a-t-il martelé.

L’accompagnement des Nations Unies

Par ailleurs, la directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et secrétaire générale adjointe de l’ONU, Diene Keita, a échangé avec Guylain Nyembo.

Elle a rappelé que si les Nations Unies apportent un appui, les résultats demeurent de la responsabilité des États :  » Les Nations Unies accompagnent, mais ce sont les États qui décident et portent les résultats « .

Elle a encouragé les délégations africaines, dont celle de la RDC, à s’impliquer activement dans les négociations internationales afin de défendre leurs priorités nationales et d’aboutir à des résultats concrets.

De son côté, Guylain Nyembo indique que ces échanges ont permis d’identifier trois leviers stratégiques de transformation : la géo-gouvernance, pour adapter l’allocation des ressources aux réalités des territoires ; le mapping des zones frontalières, appelé à en faire de véritables pôles de développement économique ; et l’innovation, via la digitalisation et l’exploitation des données, présentées comme un accélérateur du capital humain.