Dans le cadre d’un accord entre la RDC et l’administration Trump : Des migrants expulsés des USA à Kinshasa ce vendredi !
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Par Armando MANANASI
Un premier groupe de 47 migrants, expulsés des États-Unis, dans le cadre d’un accord bilatéral controversé, arrive à Kinshasa, vendredi 18 avril. Ces migrants seront accueillis à l’aéroport international de Ndjili.
Ce transfert marque le début opérationnel d’un partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis, plaçant la capitale congolaise au centre d’un dispositif migratoire inédit.
Face aux critiques de l’opposition et de certains parlementaires qui dénoncent un arrangement » opaque « , le ministère de la Communication et des Médias a tenu à clarifier les termes dudit contrat.
Selon le gouvernement, ce mécanisme est strictement » temporaire » et ne doit en aucun cas être interprété comme une » externalisation » permanente de la politique migratoire de Washington. Entièrement financé par les États-Unis, le programme prévoit une prise en charge logistique par des structures spécialisées.
Chaque dossier fera l’objet d’un examen individuel rigoureux par les services de sécurité congolais pour prévenir tout risque d’infiltration et garantir l’ordre public.
Sécurité à l’Est en contrepartie
En échange de cette coopération migratoire, la RDC bénéficie de retombées économiques et sécuritaires majeures. Washington s’est engagé à verser environ 1,2 milliard USD, selon les accords-cadres signés plus tôt cette année, pour le renforcement du système de santé national, ciblant prioritairement la lutte contre les grandes endémies. Sur le plan géopolitique, l’accord prévoit également une assistance américaine accrue, technique et diplomatique, pour restaurer la paix dans l’Est du pays, en proie aux velléités des groupes armés.
Mais, en dépit des garanties gouvernementales assurant que le Trésor public ne déboursera aucun FC et que la souveraineté nationale restera intacte, l’arrivée de ces premiers migrants cristallise les tensions politiques. Alors que le gouvernement vante une diplomatie agissante capable de mobiliser des ressources vitales pour le développement, les détracteurs du projet s’inquiètent de la capacité de Kinshasa à gérer durablement ces flux, craignant que le pays ne devienne, à terme, une zone de transit permanente pour les expulsés des pays tiers.
Entre défense et contestation au Parlement
L’arrivée de ces migrants suscite déjà des débats houleux au sein de l’Assemblée nationale. Le député national Peter Kazadi a pris position pour défendre ce partenariat, le qualifiant de » coopération bilatérale maîtrisée « . Selon lui, cet accord reste conforme aux normes internationales relatives à la protection des réfugiés et témoigne de la responsabilité de l’État dans ses engagements diplomatiques. À l’opposé, plusieurs députés de l’opposition et de la majorité dénoncent un arrangement à » haut risque » pour la souveraineté nationale. Certains élus fustigent ce qu’ils considèrent comme un » silence du Parlement » face à une décision unilatérale de l’exécutif, exigeant plus de transparence sur les critères de sélection et les profils des personnes accueillies sur le sol congolais.







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