Hommage aux victimes de la répression des 19 et 20 septembre dernier : Emotion hier à Limete devant six cercueils
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L’UDPS enterre ses morts et promet pour « bientôt » la libération du Congo
Stephen Mwabilayi, Meschak Botamba, Boukin Bukasa Kazadi, Evariste Bilomba Tshimungu, Pierre Kapenda Wetu et Mubilayi Mbemba, tous membres de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) assassinés dans la nuit du 19 au 20 septembre à la permanence de ce parti politique située sur la 10ème Rue Limete/Résidentiel, ont été enterrés hier mardi 1er novembre 2016 au cimetière de Kinkole, dans la périphérie de la ville de Kinshasa.
Le président du comité des sages du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, a personnellement effectué le déplacement du siège de son parti où six cercueils couverts de drapeaux de l’UDPS étaient exposés depuis lundi 31 octobre.
Le sphinx, accompagné de son épouse, Maman Marthe, a déposé sa gerbe de fleurs, en présence de nombreux combattants et membres des familles biologiques des illustres disparus. L’émotion était vive.
Le SG de l’UDPS annonce la fin du calvaire
Prenant la parole, le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Jean-Marc Kabund A Kabund, a salué la mémoire de tous ces combattants fauchés par les ennemis de la démocratie. Pour lui, ils resteront un exemple d’engagement, de courage et de détermination, car morts dans le champ de bataille. « Leur sens de bénévolat en est une preuve éloquente », renchérit-il.
Votre sang va bientôt libérer le Congo
Devant des milliers de combattants, le secrétaire général de l’UDPS, d’un ton rassurant, a soutenu que, « désormais, plus rien ne sera comme avant ». Il a promis que ces morts sont les derniers de ce régime.
« Notre détermination est plus forte que leur machination », enfonce-t-il, avant d’ajouter que ces « martyrs tombés sous les balles de la dictature pour avoir exigé le respect de la Constitution sont des héros, votre sang va bientôt libérer le Congo ». Ce, sous les applaudissements de l’assistance.
Le n°2 de l’UDPS a annoncé que son parti a saisi le bureau de la Cour pénale internationale où il a déposé une plainte, afin que les auteurs de ces atrocités répondent de leurs actes, conformément à la loi. Il n’a pas manqué de dénoncer les primes accordées au régime actuel par la communauté internationale depuis 2003 jusqu’à présent.
Allusion faite aux tueries des millions de Congolais pendant la guerre de l’Est, après les élections de 2006 à Kinshasa, avant, pendant et après la campagne électorale de 2011… Ce, sans que la communauté internationale ne sanctionne sévèrement les auteurs, du reste bien connus.
Dans un message plein d’espoir, Jean-Marc Kabund A Kabund a remonté le moral des combattants en soutenant que « ces larmes que nous versons ce jour traduisent la dernière bataille que nous livrons avant la victoire ».
Franck Diongo, Martin Fayulu, Adam Bombole… présents aux obsèques
Plusieurs têtes d’affiche de l’Opposition étaient présentes à cette cérémonie d’adieu organisée au siège de l’UDPS.
Parmi elles, Franck Diongo de l’Alternance pour la République (AR) et président national du Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP), Martin Fayulu des Forces acquises au changement (FAC) et président national de l’Encadrement citoyen pour la démocratie (Ecidé), professeur Boka de la Démocratie chrétienne (DC)…, tous du Rassemblement.
On a également aperçu, lors du dépôt des gerbes de fleurs, la députée nationale Henriette Wamu, Adam Bombole Intole, Gilbert Kiakwama Kiakiziki… et Christopher Ngoy pour le compte de la Société civile.
Le prochain rendez-vous entre l’Opposition politique, mieux, le Rassemblement, et le peuple congolais, est fixé pour le 5 novembre prochain, sur l’avenue de l’Enseignement. Il s’agit d’un grand meeting populaire au cours duquel Etienne Tshisekedi fixera l’opinion tant nationale qu’internationale sur les enjeux politiques de l’heure.
Après le 5 novembre, une autre rencontre aura lieu le 11 novembre, une marche pacifique cette fois-là. Mais l’itinéraire n’est pas encore connu. Enfin, le 19 novembre, ce sera la journée ville morte sur toute l’étendue du territoire national. L’Eglise catholique organise, quant à elle, une « prière pour la paix » dimanche 20 septembre dans tous les diocèses de la République démocratique du Congo (RDC) où sont installées les paroisses.
Par LM







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