Grâce à un projet de l’Unicef et de la coopération coréenne : L’approvisionnement en eau, l’hygiène et l’assainissement améliorent le rendement des élèves dans deux écoles de N’Sele
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Par N.T.
Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef) met actuellement en oeuvre, avec l’appui financier de Koica (Agence de coopération sud-coréenne), le projet « Amélioration de l’accès et de la qualité de l’enseignement primaire à Kinshasa ». Cette initiative vise la construction ou la réhabilitation de 108 écoles à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo (RDC), dont 11 sont déjà bénéficiaires.
Une descente effectuée dans deux de ces écoles situées dans la commune de N’sele, dans la partie Est de Kinshasa, nous a permis de constater ce qui se fait dans le cadre de ce projet. Il s’agit de l’école primaire (EP2) CETA et de l’école primaire (EP) Notre Dame du Bon Secours. Ces deux écoles bénéficient d’un approvisionnement permanent en eau potable.
« Avant, nos élèves souffraient de maladies liées à l’eau insalubre. Désormais, avec les puits et les citernes installés par le projet Unicef-Koica, nous avons un approvisionnement constant et sûr. Ce qui booste leur concentration et leur santé », a déclaré Franco Mutianguna, directeur de l’EP Notre-Dame du Bon Secours. Pour lui, l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement ne sont plus un luxe, mais une réalité quotidienne pour les élèves de ces écoles primaires. M. Mutianguna a fait savoir que grâce au projet « Amélioration de l’accès et de la qualité de l’enseignement primaire à Kinshasa », la donne a radicalement changé. Par ailleurs, Norbert Bwaka, directeur de l’EP2 CETA au camp Adjudant-Chef Lihau, a soutenu : » ces réalisations montrent l’attention particulière accordée à l’hygiène et à l’assainissement. L’impact est immédiat : moins d’absences pour raison de maladie, et une meilleure assiduité aux cours. «
Martin Lusanga, un des responsables de l’EP2 CETA, a salué ces avancées en ces termes : » le projet ne s’est pas limité à l’eau. Il a transformé nos conditions d’apprentissage en un espace de bien-être et de protection pour les enfants. «
Une nette amélioration des latrines de ces écoles
Les deux écoles, autrefois dotées d’un seul bâtiment abritant des latrines vétustes, bénéficient désormais chacune de deux nouveaux blocs hygiéniques, totalisant quatre portes par bloc. Ces ouvrages respectent les normes en vigueur et intègrent une approche genre, avec des latrines séparées pour les filles et les garçons, favorisant ainsi la dignité et la sécurité des élèves, ont indiqué les responsables de ces écoles.
Par ailleurs, s’agissant de l’assainissement, pour pérenniser ces gains, une brigade d’assainissement composée d’élèves a été créée à l’EP Notre-Dame du Bon Secours, tandis qu’à l’EP2 CETA, élèves et travailleurs veillent collectivement à la salubrité, permettant ainsi que les cours de ces écoles, jadis insalubres, affichent aujourd’hui une propreté exemplaire, selon les deux resposables scolaires.
En misant sur l’accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement, le projet initié par l’Unicef et Koica ne se contente pas seulement d’améliorer les conditions d’apprentissage, mais il prévient les maladies et protège la santé des enfants.
À N’sele, le projet démontre que l’école peut être un rempart contre les défis sanitaires de la ville car ces écoles disposent des puits équipés et des citernes d’eau, des infrastructures qui ont mis fin aux pénuries chroniques d’eau.






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