Christophe Lutundula donne une leçon de démocratie à la Majorité Présidentielle
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Le député national Christophe Lutundula a expliqué, lundi 12 juin, le vrai sens de la démocratie lors d’une séance plénière de l’Assemblée Nationale consacrée à l’audition du vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, en rapport avec les sanctions prises par l’Union Européenne (UE) contre certaines personnalités de la République Démocratique du Congo.
Dans son intervention lors de cette séance plénière, Christophe Lutundula a tenu à savoir si la finalité de cette démarche était une occasion pour l’Assemblée Nationale d’exprimer sa solidarité avec le Gouvernement congolais face à ces sanctions, ou une occasion de dire que tout se passe bien en RD Congo et que l’Union Européenne n’a rien à reprocher aux dirigeants congolais.
Il a finalement affirmé que l’organisation du vieux continent a raison de prendre ces sanctions « car, a-t-il poursuivi, aucun Américain, aucun européen … n’a ouvert un compte bancaire en RD Congo, alors qu’une fois promu, les Congolais se précipitent à aller renflouer les banques étrangères, au lieu d’investir chez eux ».
Selon Christophe Lutundula, la souveraineté évoquée par le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères dans son exposé implique, en réalité, la promotion du bien-être de la population et la République, c’est d’abord le citoyen ; la démocratie, c’est abord le peuple, le respect du citoyen…
Dans le même ordre d’idées, Christophe Lutundula a indiqué que l’interdiction faite aux dirigeants congolais de voyager dans les pays de l’UE se justifie par le fait que les habitudes sanguinaires de ces dirigeants et tant d’autres violations des droits humains ne se marient pas avec celles de ces Etats.
Il a été appuyé par d’autres députés épris de compassion pour les malheurs du peuple congolais fatigué de voir son sang verser au quotidien par la folie meurtrière d’un régime dictatorial et essoufflé. Ces députés, en l’occurrence Juvénal Munubo et autres, ont souhaité voir ces sanctions contextualisées. Pour sa part, Henri-Thomas Lokondo a reproché au Gouvernement de la République de n’avoir pas fait une déclaration formelle pour répliquer officiellement à ces sanctions.
Un autre a invité l’exécutif national à tenir compte des rapports des forces dans le concert des nations.
Par contre, les députés de la Majorité Présidentielle (MP) ont, comme She Okitundu lui-même, crié à l’ingérence dans les affaires internes du Congo Kinshasa.
Par Marcel Tshishiku






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