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Trois ans après son assassinat à Kinshasa :Le dossier Rossy Mukendi Tshimanga refait surface!

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Trois ans après son assassinat à Kinshasa :Le dossier Rossy Mukendi Tshimanga refait surface!

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Par GKM

Le procès Rossy Mukendi Tshimanga a repris, le mercredi 24 février 2021, devant la justice militaire, trois ans après l’assassinat de cet activiste pro-démocratie à Kinshasa, survenu le 25 février 2018, lors de la marche pacifique organisée par le Comité Laïc de Coordination (CLC).

La marche avait pour but d’exiger la tenue des élections conformément à l’Accords du Centre interdiocésain obtenu grâce aux bons offices des évêques catholiques, membres de la Cenco (Conférence épiscopale nationale du Congo). C’est un procès, inscrit sous RP N0 84/2018 RPM n°6313/PNBG/2018, qui a redémarré devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Matete, et oppose le ministère public et partie civile contre le présumé prévenu, le brigadier en chef Tokis Nkumbo Gérard, poursuivi pour meurtre de Rossy Mukendi Tshimanga.

Il y a lieu de signaler qu’une des sœurs de Rossy Mukendi Tshimanga, via le collectif des avocats, s’était constituée partie civile, mais qui malheureusement a été assignée en témoin. Ce qui étonne la famille biologique de Rossy Mukendi Tshimanga par l’entremise de Maître Arsène Tshimanga.

En effet, la famille de ce leader pro-démocratie, par le biais du collectif de ses avocats, avait déposé deux plaintes au niveau de l’Auditorat général des Fardc, dont la première en date du 28 juin 2018 et la seconde, complémentaire à la première, en date du 21 septembre 2018, contre le Commissaire divisionnaire adjoint Sylvano Kasongo, Commissaire supérieur Mwana Mputu Pierrot, Commissaire supérieur adjoint Lokeso Carine et autres, sans oublier Tele Mukwanga, l’actuel bourgmestre de la Commune de Ngaba, pour assassinat, violation des consignes, imputations dommageables, association des malfaiteurs, recel des armes et effet du crime.

La réouverture du procès Rossy Mukendi Tshimanga intervient à un jour de la commémoration de la troisième année de l’assassinat de ce brave leader pro-démocratie. Et la famille et membres des mouvements citoyens s’étaient rendus au cimetière où repose pour l’éternité le « soldat » afin de déposer une gerbe des fleurs sur sa tombe.

Non à l’impunité

Le souhait de la famille et des mouvements citoyens est de voir la justice établir les responsabilités sur cette affaire de l’assassinat de leur fils, frère et ami. En date du 16 novembre 2020, la famille de Rossy avait saisi le chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, les organisations de la société civile, de défense et de promotion des droits de l’homme, rappelant ces deux plaintes à l’auditeur général des Fardc, tout en demandant leur implication afin que ce feuilleton judiciaire connaisse un dénouement pour que les présumés auteurs de cet assassinat répondent pénalement de leurs actes.

Me Arsène Tshimanga espère qu’avec le Gouvernement de l’Union Sacrée de la Nation, que la justice soit rendue aux victimes qui ont perdu leurs vies. « Nous encourageons les défenseurs des droits de l’homme et camarades militants des organisations sœurs de rester éveillés en jouant leur rôle de contrôle citoyen face à la réouverture de ce procès, comme il en sera le cas avec ceux de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, Thérèse Kapangala, Luc Nkulula wa Muamba et tant d’autres victimes et martyrs… nous prions à la justice de s’y mettre », a martelé Me Arsène Tshimanga.

Notons que Rossy Mukendi Tshimanga a été assassiné à Kinshasa le 25 février 2018 dans l’enceinte de la paroisse Saint Benoît, dans la commune de Lemba, lors de la marche pacifique organisée par le Comité Laïc de Coordination (CLC).