Riposte contre Ebola : le Gouvernement débloque 20 millions USD en urgence
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Par Carroll Madiya
Le plan national de riposte contre Ebola est budgétisé à 319 millions de dollars, dont 20 millions débloqués en urgence par l’État congolais. C’est ce qui ressort de la réunion sectorielle consacrée à l’évaluation de la réponse nationale contre la maladie à virus Ebola, consacrée à la situation sanitaire préoccupante en RD Congo.
Ce plan est placé sous la supervision du Président de la République et coordonné par un Secrétariat Technique dirigé par le professeur Jean-Jacques Muyembe Tamfum, Directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB). Il s’articule autour des stratégies et actions qui ont permis des résultats concrets sur le terrain.
Parmi ces stratégies, il y a le traitement médical (le Gouvernement a négocié l’usage d’un anticorps monoclonal américain (efficace sur les 3 souches principales d’Ebola) pour entamer des essais cliniques sur les malades confirmés; le déploiement rapide des experts, du matériel médical et des infrastructures temporaires sont acheminés en moins de 24 heures vers l’est depuis Kinshasa, zone touchée par l’épidémie; et la surveillance renforcée des zones touchées (la stratégie se concentre prioritairement sur l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu), avec des mesures barrières (lavage des mains, prise de température) rendues obligatoires dans les zones à haut risque.
Evolution de l’épidémie
C’est le 15 mai 2026 que le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a officiellement déclaré la 17? épidémie de maladie à virus Ebola (MVE), liée à la souche Bundibugyo, dans la province de l’Ituri. A ce jour, les provinces du Nord et Sud Kivu sont également touchées.
Les investigations conduites par les autorités sanitaires et l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) ont confirmé plusieurs cas positifs associés à un cluster de décès suspects signalés principalement dans les zones de santé de Mungwalu et Rwampara.
Par ailleurs, selon le Centre africain de prévention et de contrôle des maladies (Africa CDC), il n’existe, à ce stade, ni vaccin ni traitement spécifique contre la souche Bundibugyo, responsable de cette 17e épidémie. Mais, contrairement aux épidémies précédentes dues à la souche Zaïre, la souche Bundibugyo (BEBOV) est considérée comme moins mortelle et moins dangereuse, affirme la cellule de communication de la Presidence de la République.
Intervenant à cette réunion, le Directeur général de CDC Africa, le Docteur Jean Kaseya, a indiqué que la souche Bundibugyo est, pour l’instant, une urgence sanitaire régionale et ne constitue pas une urgence pandémique globale. Selon les recommandations de l’OMS, les pays ne devraient ni fermer leurs frontières ni imposer de restrictions générales aux voyages ou au commerce.
Au 19 mai 2026, les autorités rapportaient 513 cas suspects et 131 décès, avec une extension progressive de l’épidémie vers Bunia, Goma, Butembo et Katwa, ainsi qu’un cas confirmé en Ouganda.







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