Incidents du sit-in à Kinshasa : La Cour de cassation ouvre une information judiciaire
Partager
Par Armando MANANASI
L’affaire des violences survenues lors du sit-in de l’opposition dans la capitale, le vendredi 12 juin dernier, prend une tournure résolument judiciaire. Le Procureur général près la Cour de cassation a officiellement annoncé l’ouverture d’une information judiciaire à la suite des graves incidents enregistrés devant le Palais du Peuple, siège du Parlement à Kinshasa. Selon le communiqué officiel de l’office du Procureur général, référencé sous le numéro 2391/D.023/2811/PGCCAS/SEC/2026 et daté du 19 juin dernier, des investigations rigoureuses ont été immédiatement lancées. Cette action publique vise à faire toute la lumière sur le déroulement des événements et à établir formellement les responsabilités pénales concernant les pertes en vies humaines ainsi que les importants dégâts matériels enregistrés à cette occasion.
Reconstitution des faits et traque des auteurs
Le parquet civil s’active sur le terrain pour réunir les éléments probants nécessaires à la manifestation de la vérité. Le document officiel précise que la cellule d’enquête procède actuellement à la collecte de données objectives et fiables, ainsi qu’à une reconstitution minutieuse des faits, tant en amont qu’en aval, en lien direct avec la manifestation.
Cette démarche rigoureuse doit aboutir à des conclusions claires fondées sur des critères strictement légaux. Les autorités judiciaires ont prévenu que l’action publique sera implacablement mise en mouvement contre tout auteur, coauteur ou complice avéré de ces actes de violence, sans distinction de bord politique.
Tolérance zéro contre la propagation de » faux bruits «
Parallèlement aux investigations de terrain, le Procureur général a tenu à baliser l’espace médiatique pour éviter toute manipulation de l’opinion publique en cette période de vives tensions. Dans ce communiqué, le magistrat met fermement en garde toute personne qui se rendrait coupable de la propagation de rumeurs, d’allégations mensongères ou d’informations infondées autour de ce dossier.
Rappelant que de tels agissements sont juridiquement qualifiés d’infraction de » propagation de faux bruits « , le parquet prévient que leurs auteurs s’exposent à de sévères poursuites judiciaires. Le Parquet général près la Cour de cassation a conclu en réitérant sa détermination inébranlable à faire triompher la justice tout en veillant, sans la moindre faiblesse, au respect de l’ordre public et à la protection des personnes et de leurs biens sur l’ensemble de la capitale.






Visit Today : 444
Visit Yesterday : 4905
This Month : 68181
This Year : 446543
Total Visit : 2577951
Hits Today : 956
Who's Online : 21