Paludisme en RDC : Les parlementaires réclament de l’État un engagement budgétaire plus fort
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Par LM
Face à la persistance du paludisme en République démocratique du Congo, les parlementaires réunis au sein de la Coalition des parlementaires pour l’élimination du paludisme en Afrique (COPEMA) ont appelé à un renforcement significatif du financement public consacré à la lutte contre cette maladie. Cette position a été exprimée mercredi dernier à Kinshasa lors de la session semestrielle de la coalition, organisée avec l’appui d’Impact Santé Afrique (ISA) et du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP).
La rencontre a réuni des élus nationaux, des responsables gouvernementaux, des experts de santé publique, des organisations de la société civile ainsi que des partenaires techniques. Au cours des travaux, les participants ont dressé un état des lieux préoccupant de la situation du paludisme dans le pays.
Selon les données présentées, plus de 29 millions de cas ont été enregistrés en 2024, entraînant près de 31 000 décès. Entre 2021 et 2024, la mortalité liée à cette maladie a progressé de plus de 42 %, une tendance qui suscite de vives inquiétudes. Pour les intervenants, ces statistiques traduisent une réalité sociale et économique préoccupante.
Le paludisme continue d’affecter les ménages, de perturber la scolarité des enfants, de réduire la productivité des travailleurs et de fragiliser davantage les communautés. Prenant la parole, le président de la COPEMA, le député national Dieudonné Mposhi, a souligné le rôle stratégique du Parlement dans la lutte contre cette endémie. Il a insisté sur la nécessité pour les élus d’assurer un suivi rigoureux de la mise en œuvre du Plan stratégique national de lutte contre le paludisme 2026-2030, tout en renforçant le contrôle parlementaire des actions menées par les différentes institutions concernées.
L’élu a également plaidé pour une approche multisectorielle, estimant que la réponse au paludisme ne doit pas être limitée au seul secteur de la santé. Selon lui, plusieurs démarches ont déjà été entreprises auprès des autorités afin d’obtenir l’inscription d’une ligne budgétaire spécifique dédiée à cette lutte.
Même vision du côté de Jean-Simon Mputi Kaku, vice-président de la Commission socioculturelle de l’Assemblée nationale. Il a rappelé que plusieurs ministères, notamment ceux du Budget, des Finances, de l’Éducation, des Infrastructures et de l’Environnement, ont un rôle à jouer dans la réduction de l’impact du paludisme.
À l’issue des échanges, les membres de la COPEMA ont réaffirmé leur détermination à promouvoir la mobilisation des ressources internes pour soutenir durablement les programmes de prévention et de prise en charge. Ils ont notamment recommandé une meilleure redevabilité dans la gestion des fonds publics, un contrôle parlementaire accru ainsi qu’une implication effective de l’ensemble des secteurs concernés. Dans un contexte où la RDC représente à elle seule près de 12,5 % du fardeau mondial du paludisme, les participants ont estimé qu’un investissement national plus conséquent constitue une condition indispensable pour atteindre les objectifs d’élimination de la maladie à l’horizon 2030.






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