..."/>

Un appel pour l’heure de vérité en RDC : Les Laïcs catholiques somment J.Kabila de clarifier sa position avant le 30 juin

Préésident-Joseph-Kabila

Le gouvernement et la CENI tenus à bien jouer chacun son rôle pour la tenue des élections  sinon le CLC va bien assumer ses responsabilités

Se rapprochant de deux dates cruciales concernant le processus électoral en RDC, à savoir le 23 juin pour la convocation de l’électoral suivie le lendemain de l’ouverture du dépôt des candidatures à la députation provinciale et de celui, le 25 juillet, à la députation nationale et à la présidentielle, le Comité laïc des coordinations (CLC) veut voir le Président de la République bien clarifier les choses.

Les Laïcs catholiques demandent à Joseph Kabila « de lever, d’ici le 30 juin, l’équivoque sur son probable troisième mandat et de donner la preuve qu’il est vraiment le garant du bon fonctionnement des institutions et de la stabilité dans le pays et dans la région ».

Le gouvernement est de son côté appelé avant la date commémorative  de la date de l’indépendance de la RDC, « de présenter  un plan de décaissement rassurant pour le financement des élections, de résoudre toutes les questions liées à la liste des partis et regroupements politiques en se basant sur les recommandations pertinentes de l’Accord de la Saint Sylvestre, d’appliquer intégralement toutes les mesures de décrispation politique édictées par l’Accord susmentionné, notamment la libération de tous les prisonniers politiques, le retour des personnalités forcées à l’exil, l’abandon des poursuites judiciaires fantaisistes contre les opposants politiques et les acteurs de la société civile, l’ouverture totale de l’espace médiatique et politique au bénéfice de tous ».

A l’heure qu’il est le gouvernement n’a déboursé que 35% des prévisions budgétaires avec un déficit de décaissement  de l’ordre de 165%  au risque d’atteindre 200%,à l’allure où vont les choses. Aucune bonne perspective n’est présagée, d’après les ténors du CLC.

 Quant à la CENI, elle est tenue d’appliquer dans le même délai « les recommandations  de l’audit de l’OIF, d’abandonner le projet d’utilisation de la machine à voter dans le scrutin  du 23 décembre 2018, de rendre publique l’exécution  transparente de son budget et de faire preuve d’impartialité dans le traitement des dossiers électoraux ».

Ils interpellent ainsi le Président Joseph Kabila, le gouvernement et la CENI, à travers un Appel dit « L’heure de vérité a sonné » émis hier jeudi 14 juin ,du fait que pour eux ,  à neuf jours de la convocation de l’électoral, «  rien ne rassure que le Président Joseph Kabila a enfin libéré le processus pour les élections au 23décembre 2018 et rien n’apporte la preuve de sa volonté réelle d’organiser des élections libres, indépendantes, crédibles et transparentes, gages de la stabilité et de la paix en RDC et dans la région ».

Des inquiétudes se  rapportant  à « la liste des partis et regroupements politiques publiée par le Ministère de l’Intérieur » ont été relevées. Cette liste qui viole expressément les clauses de l’Accord de la Saint-Sylvestre, selon le CLC, dénote d’une légèreté porteuse de germes  de conflit et prélude à des contentieux électoraux.

Il en est aussi de l’application qu’ils considèrent de manière sélective des mesures de décrispation politique à des fins, soutiennent les signataires de l’Appel, de tromper la vigilance de la communauté nationale et internationale. Tout comme la mise en cause de la fiabilité du fichier électoral, le manque de consensus sur l’utilisation de la machine à voter et le processus de décaissements réglementaires en faveur de scrutins sérieusement en panne alors que l’apport additionnel de la communauté internationale  a été refusé.

Il est reproché à la CENI d’avoir perdu toute crédibilité à cause de plusieurs actes indélicats posés par ses dirigeants .Faute d’audit financier, recommandé par l’Accord de la Saint Sylvestre qui tarde à venir, les Laïcs  catholiques relayent les défaillances portées contre cette institution d’appui à la démocratie, les malversations financières, la corruption et le blanchiment d’argent.

A défaut pour ces institutions de faciliter la tenue des élections à la date convenue, le CLC  compte bien s’assumer  à travers une déclaration  de mobilisation, de vigilance et de prise en charge. L’Appel en question a été signé par Jonas Tshiombela, Julien Lukengu, Prof. Isidore Ndaywel, Gertrude Ekombe, Prof.Justin Okana et Franklin Mbokolo .

Par MKM

*

*

Monter

Login

Lost your password?