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HRW exige une commission d’enquête sur les violences au Kasaï

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HRW exige une commission d’enquête sur les violences au Kasaï

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Human Rights Watch(HRW) a demandé hier mercredi 22 mars au Conseil des droits de l’homme de l’ONU  à Genève, en Suisse, de créer une commission d’enquête sur les violences au Kasaï. «Deux douzaines de fosses communes présumées ont été signalées», écrit HRW qui accuse les forces de sécurité d’avoir fait usage d’une force excessive, « tirant sans raison valable sur des membres présumés de milice, y compris des femmes et des enfants ».

HRW demande au Conseil des droits de l’homme et aux États membres d’envisager la tenue d’une session spéciale sur la RD Congo, de renforcer la surveillance de la situation des droits humains dans le pays  et de soutenir l’appel du Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, le prince Zeid Ra’ad Zeid Al-Hussein  en faveur d’une Commission d’enquête ou d’une enquête internationale indépendante similaire sur la situation dans la région du Kasaï.

L’ONG  déplore  la disparition de deux experts des Nations Unies le 12 mars, un Américain et un Suédois et des quatre Congolais qui les accompagnaient au Kasaï Central, alors qu’ils enquêtaient sur les récentes violations des droits humains. Mais les opérations  de recherches  des forces de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et de la RDC sont toujours en cours pour  retrouver les traces de ces hauts fonctionnaires onusiens.

Dans le rapport présenté par Maman Sambo Sidikou, représentant Spécial du SG de l’ONU en RDC aux membres du Conseil, le Secrétaire général de l’ONU a recommandé la prorogation du mandat de la Mission pour une période d’un an, avec une augmentation  de 1.050 à 1.370 hommes de l’effectif autorisé de la composante de police pour prévenir les risques de violence électorale et de violence politique dans les principaux centres urbains.

Cette résurgence de la violence a été exacerbée par les incertitudes actuelles, la manipulation des griefs à des fins politiques et le soutien apporté par certains acteurs politiques aux milices armées, a expliqué le Représentant spécial.

Par Godé Kalonji

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