Point de presse hier du Porte-parole du Gouvernement : Kinshasa taxe l’Occident de régent et de partenaire !
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Le conseil des gouvernements étrangers par rapport à la situation politique reste malveillant pendant que l’apport de la communauté étrangère à la lutte contre l’insécurité à l’Est de la RDC est salué tout comme son assistance à la CENI
Le ministre de la Communication et Médias, Lambert Mende Omalanga, Porte-parole du gouvernement congolais, s’est encore insurgé hier jeudi 7 juillet contre l’ingérence des institutions et gouvernements étrangers dans les affaires internes de la République Démocratique du Congo. C’était au cours d’un point de presse qu’il a animé dans son cabinet de travail, dans la commune de la Gombe à Kinshasa.
« Des gouvernements étrangers s’érigent en régents des affaires de la RDC, allant jusqu’à donner des injonctions et asséner des sanctions dites ciblées aux fonctionnaires de nos administrations, en lieu et place du pouvoir exécutif de notre pays.
Des institutions parlementaires d’entités nationales et régionales auxquelles la RDC n’appartient pas s’autorisent à délibérer, à statuer et à légiférer sur ses affaires intérieures en s’appuyant malicieusement sur un droit d’ingérence humanitaire à géométrie variable qui ne s’exerçait que vis-à-vis de la seule RDC », a dénoncé le Porte-parole du Gouvernement.
Les germes d’une régression
Selon lui, cette conception va à l’encontre du droit international et constitue un danger en ce qui concerne les relations entre Etats. Le gouvernement congolais, a-t-il poursuivi, rejette et condamne formellement une telle conception, qui porte en elle les germes d’une régression inacceptable et l’aggravation de la stabilité d’un pays et d’une région dont la fragilité n’est plus à démontrer par la démoralisation et la démotivation notamment de ceux qui se chargent de l’ordre public et de la sécurité.
Mende a également signifié qu’en aucune manière ils vont accepter l’opprobre et le discrédit sur l’appareil judiciaire congolais, ainsi que sur les officiers des forces de sécurité qui exécutent des ordres de leur hiérarchie dans la répression de la criminalité.
Et d’ajouter : « le gouvernement déplore vivement la tendance devenue constante de banaliser les comportements délictuels et même les crimes très graves qui se commettent dans notre pays observée dans le chef de certaines bonnes âmes qui se comportent en l’espèce comme si leur préoccupation était plus de justifier une prolongation de leurs missions « humanitaires » que de stabiliser la situation en RDC .
Ces ingérences , a-t-il accusé, « sont malheureusement défendues par une certaine opposition congolaise composée des compatriotes portés par des rancœurs personnelles et des projets égocentriques contraires aux intérêts nationaux ».
En ce qui concerne les sanctions ciblées d’un gouvernement étranger à l’encontre d’un fonctionnaire congolais, le Porte-parole du gouvernement les qualifie d’illégitime.
Il a souligné aussi qu’en dépit de la désignation d’un magistrat chargé de faire la lumière sur les preuves documentées des 51 personnes qui auraient été tuées du fait d’un usage excessif de la force par la police de Kinshasa se font toujours attendre.
Kuluna
Face à la montée de la criminalité perpétrée par les « Kuluna » (bandits urbains), Lambert Mende Omalanga s’inquiète du fait que ces malfrats opèrent encore avec plus d’audace, comme l’illustre le drame des six corps des personnes repêchées de la rivière N’Djili, portant des traces de coups portés avec des instruments contondants, utilisés par ces « Kuluna ».
Le gouvernement de la RDC, a-t-il déclaré, remercie le Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme qui a offert son assistance pour l’enquête au sujet de ce nouveau crime inqualifiable. « Il serait plus efficace pour ce partenaire d’aider nos forces de sécurité en cessant de les affaiblir par des campagnes infamantes fondées parfois sur des allégations du tout-venant, insuffisamment avérées et souvent politiquement motivées », fustige le Porte-parole Mende.
Le Dialogue inclusif a été notamment évoqué par l’orateur, qui félicite le facilitateur Edem Kodjo dans ses efforts pour rendre possible la recherche d’un consensus entre les Congolais pour avancer vers les élections.
Pour le gouvernement, la classe politique et la société civile, toutes tendances confondues, doivent se joindre à ces efforts au risque de brûler la maison commune.
Il est d’avis que c’est question de rechercher un consensus sur le devenir de la Nation étant donné que les élections ne peuvent être tenues faute de moyens.
S’agissant de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), le gouvernement, déclare son Porte-parole, appelle les Congolais et ses partenaires à soutenir cette institution censée poursuivre les préparatifs du processus électoral.
« Nous nous félicitons de la sélection, le 04 juillet 2016 par la CENI, conformément aux règles de l’art, d’un fournisseur pour les 22.000 kits d’enrôlement mobile biométrique pour l’actualisation du fichier électoral sans laquelle il n’y a point d’élections crédibles possibles, quelle que soit par ailleurs l’impatience légitime des uns et des autres à voir les élections se tenir. Avec cette sélection, on peut dire que la RDC est entrée de plein pied dans le processus électoral 2016. », a-t-il martelé.
Pour ce qui est de la dernière déclaration de Moïse Katumbi, Le Porte-parole a été catégorique dans sa réponse en insistant que l’homme doit plutôt des comptes à la justice, non pas au gouvernement de la République qu’il ne cesse de prendre pour cible. Poursuivi pour le recrutement des mercenaires et l’usage des faux dans une affaire l’opposant à un sujet grec, l’ex-gouverneur du Katanga est, pour ce dernier litige, déjà condamné.
Les FARDC sont bien à Beni
Par rapport aux tueries perpétrées à Beni, Lambert Mende rassure que les forces armées sont à pied d’œuvre, avec l’aide de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO), pour mettre hors d’état de nuire les auteurs de ces crimes.
Il est convaincu que la coopération entre la population de cette contrée et la force de sécurité sera bénéfique pour mettre fin à ce cycle des violences, avant de tranquilliser les esprits en soutenant que, dans quelques mois, cette menace des ADF ne serait qu’un souvenir.
A la question de savoir son jugement sur le récent rapport de Global Witness accusant certaines personnes et une entreprise chinoise au Sud-Kivu, le Porte-parole qui n’a pas encore pris connaissance dudit rapport, affirme tout de même qu’ils vont vérifier les faits, rien ne sera négligé et la justice aura à faire son travail en cas de nécessité.
Tout acte de haute trahison, insiste-t-il, sera sanctionné et tout groupe armé connaîtra le désarmement.
Par Tantia Sakata/CP






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