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Des femmes réfugiées sensibilisées à l’inclusion financière

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Des femmes réfugiées sensibilisées à l’inclusion financière

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Par Tantia Sakata

En marge de la Journée internationale des droits des femmes, le Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR) a organisé, le jeudi 19 mars 2026 à Kinshasa, une session de sensibilisation à l’inclusion financière et aux droits des femmes à l’intention des réfugiés, majoritairement des femmes.

Dans son mot d’ouverture, l’administrateur adjoint de la Protection au HCR, Déo Bitakuya, a déclaré que la Journée internationale des droits des femmes est un appel à l’action pour démanteler les obstacles structurels et conjoncturels à une justice équitable, en réponse aux lois discriminatoires, aux mécanismes de protection juridiques et administratifs insuffisants et aux pratiques et normes sociales néfastes qui érodent les droits des femmes et des filles.

S’adressant aux bénéficiaires de cette activité, Déo Bitakuya a souligné que leur parcours témoigne d’un courage extraordinaire, ayant traversé des épreuves en quittant leurs maisons et leurs familles pour chercher la sécurité et reconstruire leur vie dans un nouveau pays.

Vivre dans la dignité, la paix et l’égalité

 » Votre résilience nous inspire et nous oblige – organisations humanitaires, institutions publiques, partenaires et société civile – à faire davantage pour vous accompagner, vous soutenir et vous protéger « , a affirmé M. Déo Bitakuya.

Il a également souligné l’importance de construire un monde où chaque femme, quelle que soit son origine, sa nationalité ou son statut, puisse vivre dans la dignité, la paix et l’égalité.

En abordant l’inclusion financière, économique et les droits des femmes, l’expert en genre Kapende Kabongo a expliqué que  » lorsqu’on parle d’inclusion financière, on souhaite que tout le monde puisse accéder au développement pour réduire la pauvreté. Or, la situation des femmes réfugiées est particulièrement délicate : leur déplacement nécessite toujours un soutien « .

Se retrouvant sur une terre étrangère, a-t-il ajouté, les personnes réfugiées doivent être soutenues d’abord du point de vue légal, d’autant plus qu’elles ont été accueillies sur le sol congolais.

 » La protection doit couvrir leur vie financière et socio-économique, parce qu’elles ont droit à la vie mais aussi au développement. C’est dans ce contexte que nous avons parlé d’inclusion financière afin de leur permettre d’acquérir les connaissances nécessaires pour accéder concrètement aux services et produits bancaires formels « , a conclu Kapende Kabongo.

A l’issue de cette activité de sensibilisation, Diana, une jeune femme réfugiée, a déclaré :  » Nous avons vraiment apprécié, car la question de l’inclusion financière des femmes réfugiées est très importante, surtout dans un pays où beaucoup de personnes ignorent les droits des réfugiés. En parlant de la question, on améliore l’opinion publique et on montre que les femmes réfugiées sont également prises en compte et ont le droit d’accéder aux différents crédits « .

Parmi ses recommandations, elle a demandé au Gouvernement congolais, en particulier à la Première ministre, de s’impliquer dans l’inclusion financière des femmes réfugiées, qui ont les mêmes droits que toutes les autres femmes.

Pour rappel, la Journée internationale des droits des femmes (JIF) a été célébrée sous le thème international  » Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles ».
En République Démocratique du Congo, la JIF était placée sous le thème :  » Droits garantis : Autonomisation durable pour toutes les femmes et filles en RDC « .